Le milieu demeure préoccupé face au projet d’Hydro-Québec   

  • Publié le 26 mars 2026 (Mis à jour le 26 mars 2026)
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Des membres de la coalition de Saint-Cuthbert lors d’une récente conférence de presse. (Photo Médialo – Élise Brouillette)
Des membres de la coalition de Saint-Cuthbert lors d’une récente conférence de presse. (Photo Médialo – Élise Brouillette)

À la suite de la mise à jour du projet d’Hydro-Québec, Daniel Quirion, citoyen mobilisé à Saint-Cuthbert, se dit soulagé que l’eau potable de la municipalité soit protégée de l’implantation d’un poste de transformation. Toutefois, il insiste sur le fait que le dossier n’est pas réglé et que la coalition demeure aux aguets.  

 Rappelons qu’Hydro-Québec a indiqué qu’à la lumière des analyses techniques, environnementales et sociales réalisées dans le cadre de la phase d’avant-projet pour l’Axe – Vallée-du-Saint-Laurent, ainsi que des échanges avec les collectivités du milieu, elle orientait désormais ses travaux vers l’étude d’une nouvelle zone située à proximité de la ligne existante à 735 kV dans la municipalité de Saint-Gabriel-de-Brandon. Cette zone pourrait accueillir un poste de transformation de plus petite superficie que celui envisagé précédemment. L’emplacement étudié à Saint-Norbert est désormais relégué au second plan, tandis que celui de Saint-Cuthbert est abandonné. 

Un regroupement de citoyens et d’élus de Saint-Cuthbert dénonçait depuis plusieurs mois les impacts potentiels du projet pour le bassin versant de la rivière Chicot, qui est la source d’eau potable de la municipalité. 

« Ça démontre qu’il y a encore moyen de se mobiliser et d’arriver à un résultat positif. Ça a été un travail d’équipe et de belles rencontres au niveau humain », exprime Daniel Quirion. 

Ce dernier se questionne toutefois à savoir si le bassin versant sera à risque en raison de la construction des lignes électriques du réseau. « L’étude de vulnérabilité du ministère de l’Environnement est sans équivoque sur le fait qu’une déforestation entraînera une pollution instantanée de la rivière. Est-ce qu’Hydro-Québec va le prendre en considération? On va continuer à suivre le dossier. » 

Le citoyen affirme aussi que la coalition demeure solidaire des gens de Saint-Gabriel-de-Brandon. « On ne souhaite pas de malheur à notre voisin et on espère qu’Hydro-Québec va réduire les impacts. » 

Daniel Quirion confie qu’il est heureux que la coalition ait revendiqué dans le respect. « Je suis content de voir que la collaboration entre élus et citoyens, c’est possible. Les discussions ont été constructives, à l’inverse de ce qu’on peut voir sur les réseaux sociaux. C’est ça la démocratie, être capable d’entendre des points de vue différents et de discuter. » 

 

Les élus expriment leurs inquiétudes 

Pour les élus de la MRC de D’Autray, les dimensions évoquées par Hydro-Québec pour le poste, d’environ 750 mètres par 500 mètres, demeurent importantes et représentent une transformation majeure du territoire concerné. « Ce projet ne se limite pas à l’implantation d’un poste de transformation. Il comprend également l’ajout d’une nouvelle ligne de transport d’électricité vers le sud à partir de Saint-Gabriel-de-Brandon, ainsi que la possibilité d’une ligne additionnelle vers le nord à long terme. Il s’agit d’un projet structurant à l’échelle régionale, dont les impacts pourraient toucher plusieurs municipalités », est-il indiqué dans un communiqué reçu via la Municipalité de Saint-Cuthbert.  

Les municipalités touchées par le projet expriment des préoccupations quant aux conséquences sur les milieux de vie, l’environnement, le paysage et le développement futur du territoire. « Les effets cumulés liés à l’implantation du poste et des nouvelles lignes soulèvent des enjeux importants d’acceptabilité sociale. » Dans ce contexte, les élus jugent important que l’ensemble des options soient analysées de manière rigoureuse et transparente. 

Des ateliers de travail réunissant des représentants municipaux et des organisations du milieu seront mis sur pied par Hydro-Québec au cours des prochaines semaines afin d’identifier l’option présentant le moindre impact. Quelle que soit l’option retenue, les municipalités affirment qu’elles collaboreront avec Hydro-Québec afin de minimiser les effets négatifs sur leur territoire et sur la qualité de vie de la population. Elles tiennent également à préciser que les décisions finales relèvent de la société d’État et que les municipalités ne disposent pas d’un pouvoir décisionnel à cet égard. 

Les citoyens susceptibles d’être touchés par les emplacements potentiels seront contactés directement par Hydro-Québec au moment opportun. 

Toute personne souhaitant obtenir plus d’informations peut consulter la vitrine Web du projet ou communiquer avec Hydro-Québec par l’entremise de la ligne Info-projet au 1 866 388-1978 ou par courriel à affairesregionales@hydroquebec.com. 

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