L’APHAS se joint au mouvement « Le communautaire à boutte ! »

  • Publié le 20 mars 2026 (Mis à jour le 20 mars 2026)
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L'équipe et les membres de l'APHAS se disent « à boutte ! ». (Photo gracieuseté)
L’équipe et les membres de l’APHAS se disent « à boutte ! ». (Photo gracieuseté)

L’Association des personnes handicapées D’Autray sud (APHAS) emboite le pas au mouvement national « Le communautaire à boutte ! » qui se tiendra du 23 mars au 2 avril. Des organismes communautaires autonomes ont créé cette mobilisation panquébécoise dans le but de « dénoncer l’épuisement face au sous-financement chronique, à la surcharge sur le terrain et au manque de reconnaissance de la part des instances gouvernementales ».

L’APHAS corrobore les sommations du mouvement. En plus de conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs du milieu, elle souhaite une meilleure reconnaissance du rôle du communautaire et l’obtention d’un financement adéquat. Elle témoigne qu’un sous-financement des organismes engendre des impacts négatifs sur les services offerts à la population. L’association note, de son côté, un « manque à gagner » se chiffrant à plus de 225 000 $ annuellement. « Le fossé entre notre réalité, les besoins et l’inflation, qui se creuse de plus en plus, crée des conséquences néfastes tant sur la qualité que sur la quantité des services que nous avons la capacité d’offrir.  L’indexation annuelle de notre financement selon le rehaussement du coût de la vie ne suit même pas !», dénonce Karine Courchesne, directrice de l’organisme.

Depuis sa fondation en 1978, et de façon plus marquée dans la dernière décennie, l’APHAS voit son enveloppe budgétaire s’amenuir et sa capacité d’adaptation en voie d’être saturée. « Ce qui me dérange le plus, c’est de constater que le gouvernement, n’ayant pas la capacité de répondre pleinement aux besoins de ses citoyens, se tourne vers les organismes communautaires comme partenaires sans leur offrir la reconnaissance qu’ils méritent. Les demandes croissantes accentuent la pression que nous subissons déjà. On ne peut plus suivre », explique Mme Courchesne. Cette dernière spécifie que 1$ investi dans un organisme communautaire représente 12$ d’économie dans le réseau de la santé lanaudois, selon des données de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques.

L’organisme, qui offre notamment des activités de loisirs adaptés auprès des personnes handicapées, tient à saisir l’opportunité de cette mobilisation provinciale pour aller chercher, au-delà du financement, une reconnaissance du réseau communautaire. Ainsi, elle compte se joindre au rassemblement du 2 avril prochain devant l’Assemblée nationale à Québec. « Si la situation perdure, outre des pertes d’emplois, nous nous verrons dans l’obligation de couper des services à la population. Si nous craquons, le réseau de la santé et des services sociaux n’est pas outillé pour prendre le relai de cette charge. C’est donc tout le système qui risque de s’effondrer », de conclure la directrice.

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