Une jeune Berthelaise combine ses passions pour redonner au suivant

(Photo gracieuseté)
(Photo gracieuseté)

Inspirée par sa grand-mère, qui a consacré sa vie au bénévolat, Elody Doiron a créé une initiative pour encourager une cause qui lui tient à cœur, à savoir le bien-être animal. La Berthelaise de 20 ans a confectionné une centaine de calendriers dans le but de remettre les fonds accumulés par la vente de ces derniers à un refuge animalier qu’elle affectionne, situé à Sorel-Tracy.

L’année 2024 a été mouvementée pour Elody. En plus d’avoir subi un important accident de travail, elle a perdu des êtres chers, dont sa grand-mère qu’elle admirait beaucoup. Celle-ci s’était investie durant 60 ans comme bénévole et son dévouement lui a d’ailleurs valu une Médaille du lieutenant-gouverneur. « J’ai baigné dans le bénévolat! Je l’accompagnais quand elle en faisait. J’ai grandi dans la pensée qu’il faut aider les gens autour de nous », indique Elody.

Durant sa convalescence, l’entrepreneure en devenir a décidé de vouer plus de temps à la photographie. Elle a réfléchi à une façon d’utiliser cette passion pour une bonne cause, comme le bien-être des animaux : « Je me suis demandé comment je pouvais promouvoir le sujet et l’idée du calendrier est venue! » Dans le cadre de son projet « Un calendrier, une cause », elle a collaboré avec le Service animalier Pierre-de Saurel et régions, dont elle apprécie grandement le travail. L’organisme lui a permis de photographier ses résidents à pattes. Elody espère ainsi que ses images sensibiliseront la population à la mission des refuges. Cependant, les calendriers ne serviront pas qu’à la promotion de l’établissement et de sa cause. Leur vente contribuera à accumuler des fonds qui seront distribués au Service animalier afin de l’aider à financer des équipements et des soins vétérinaires nécessaires aux animaux.

Cent exemplaires pour l’année 2027 ont été imprimés jusqu’à maintenant, mais la jeune Berthelaise espère une forte demande pour enchainer avec une seconde impression. Les calendriers seront disponibles à l’achat lors du lancement officiel du projet, le 2 mai prochain, au Days Inn de Berthierville. Les personnes intéressées sont invitées à s’en procurer en grand nombre et courent même la chance de remporter l’un des trois paniers-cadeaux réunissant des produits de commerces locaux. Elody Doiron précise que le coût d’un exemplaire est de 16 $, en argent comptant seulement.

Elle vise un objectif minimal d’environ 900 $ en vue de cette première vente, mais elle observe déjà un intérêt de la part de ses concitoyens. « Je croise beaucoup de gens qui veulent m’encourager. Ça se voit aussi par la vingtaine de commanditaires qui s’est jointe à l’initiative. Ça montre que l’esprit de communauté est là! », se réjouit Elody. À la suite du lancement, les calendriers seront en vente jusqu’en décembre. Pour contribuer ou en apprendre plus sur le projet, des pages nommées « Un calendrier, une cause » ont été créées sur Facebook et Instagram.

Des idées plein la tête

Elody Doiron ne compte pas s’arrêter là! Elle imagine d’autres partenariats potentiels afin de supporter des causes qui lui tiennent à cœur. « Si ça va bien cette année, nous sommes partis pour six ans ! », prédit-elle.

Pour une édition 2028, la Berthelaise s’active déjà dans le but de s’unir à des organismes qui œuvrent auprès de personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Elle aimerait s’unir à Autisme Laval, à la Société de l’Autisme Région Lanaudière et à la Fondation Véro et Louis. De cette façon, Elody veut souligner le travail de ces associations qui contribuent non seulement à l’épanouissement des personnes ayant un TSA, mais aussi à donner un répit à leurs parents. « C’est important pour moi de remettre à ces organismes parce que je vois les bienfaits qu’ils apportent. »

Elle compte également s’associer au Club des petits déjeuners pour le calendrier 2029 et a imaginé le concept unique d’illustrer les douze mois de l’année avec des dessins produits par des artistes différents. Une chose est sûre, Elody Doiron croit en son projet et elle est persuadée qu’il procurera un appui considérable, au bénéfice des organisations qui accepteront de se joindre à l’aventure. « C’est important de donner aux autres parce que si on ne s’aide pas, qu’est-ce qu’il reste après? »

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