Revenir à la catégorie
Automobile
Style de vie

BYD s’intéresse à une usine inutilisée de Stellantis en Ontario

  • Publié le 2 sept. 2026 (Mis à jour le 2 sept. 2026)
  • Lecture : 2 minutes

Le maire de la ville de Brampton, en Ontario, a révélé avoir été approché par BYD au sujet de l’usine inutilisée de Stellantis.

RPM Web | Martin Busuttil

En collaboration avec RPM

Le géant chinois des véhicules électriques, BYD, a officiellement manifesté son intérêt pour l’usine inutilisée de Stellantis, à Brampton, en banlieue de Toronto. Selon des révélations du maire de la municipalité, Patrick Brown, le constructeur l’a approché il y a environ six mois.

L’objectif de BYD ne serait toutefois pas d’y assembler ses voitures électriques, mais plutôt d’y implanter une ligne de production d’autobus électriques. Rappelons que BYD possède déjà une expérience de production au Canada, ayant brièvement assemblé des autobus par le passé dans une autre banlieue torontoise. Pour l’instant, aucune offre d’achat formelle n’a été déposée, mais l’intérêt serait bien réel.

Des tarifs douaniers qui menottent Stellantis

Célébrant ses 40 ans cette année, l’usine de Brampton est complètement inactive depuis la fin de l’année 2023. À l’origine, Stellantis avait décidé de moderniser le complexe industriel pour y assembler la toute nouvelle génération du Jeep Compass. Cependant, la direction a abruptement abandonné le projet l’an dernier, relocalisant la production en Illinois en raison de l’incertitude entourant les politiques protectionnistes américaines.

Avec la menace du président Donald Trump de faire grimper les droits de douane à 50 % sur les véhicules et les pièces d’auto provenant du Canada dès le 1er janvier 2027, Stellantis a dû trancher. Selon le maire Brown, il n’y aurait plus de rentabilité économique pour Stellantis à produire des véhicules au Canada tant que l’accès au marché américain est lourdement taxé. Le syndicat des travailleurs Unifor a d’ailleurs confirmé que Stellantis évalue sérieusement la vente du site.

Un marché en pleine transformation

Si les liens avec les États-Unis s’effritent pour Brampton, une réorientation stratégique vers l’Asie pourrait se dessiner à l’horizon. Le maire Patrick Brown reste d’ailleurs pragmatique sur l’avenir de l’usine : si les États-Unis ferment leur frontière commerciale, le Canada devra se tourner vers d’autres joueurs mondiaux. « Il y a un monde de possibilités. Il y a plusieurs grandes entreprises mondiales qui veulent de la main-d’œuvre canadienne », a-t-il déclaré.

BYD n’est d’ailleurs pas seule sur les rangs. Des discussions ont eu lieu avec Leapmotor International (une coentreprise contrôlée à 51 % par Stellantis), ainsi qu’avec un constructeur italien anonyme et des entreprises du secteur de la défense.

Offensive chinoise

Le constructeur chinois BYD possède déjà une présence internationale importante et poursuit son expansion sur plusieurs marchés. La possibilité de produire directement au Canada pourrait donc devenir un atout stratégique, dans un contexte où le gouvernement Carney mise ouvertement sur des coentreprises sino-canadiennes pour sauver les milliers d’emplois manufacturiers du secteur.

Dans tous les cas, si BYD devait éventuellement prendre le contrôle d’une usine canadienne, il s’agirait d’un développement majeur pour l’industrie automobile du pays.

Abonnez-vous à l’infolettre RPM pour recevoir chaque semaine tous les contenus automobiles qui vous intéressent. Retrouvez RPM sur Facebook et YouTube.

Articles les plus consultés

Photo gracieuseté
Automobile
Style de vie

Le Toyota bZ 2027 coûte moins cher et est mieux équipé qu’en 2026

Photo gracieuseté
Automobile
Style de vie

La Hyundai IONIQ 6 sera de retour sur le marché en 2027, mais avec un important changement

Automobile
Style de vie

BYD s’intéresse à une usine inutilisée de Stellantis en Ontario

Le maire de la ville de Brampton, en Ontario, a révélé avoir été approché par BYD au sujet de l’usine inutilisée de Stellantis.