BYD se donnerait cinq ans pour devenir le numéro 1 mondial de l’automobile

  • Publié le 11 juin 2026 (Mis à jour le 11 juin 2026)
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Le géant chinois BYD affirme vouloir devenir le plus important constructeur automobile au monde d’ici cinq ans.

RPM Web | Patrick Tremblay

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Le constructeur automobile chinois BYD fait souvent parler de lui pour de nombreuses raisons, qu’elles soient positives ou négatives. Le constructeur aux grandes ambitions cherche à imposer sa présence un peu partout sur la planète à un rythme soutenu, et l’on comprend aujourd’hui un peu mieux pourquoi.

En fait, l’entreprise mise sur une croissance constante de ses ventes, alors que son élan semble s’essouffler quelque peu sur son marché local. Dans une déclaration effectuée hier afin de rassurer les investisseurs, le président de BYD a formulé une ambition particulièrement audacieuse pour les cinq prochaines années.

De grandes ambitions

Wang Chuanfu, président de BYD, a livré une déclaration importante hier lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de la société. Dans son allocution, il a affirmé s’attendre à ce que BYD devienne le plus grand constructeur automobile au monde d’ici cinq ans en termes de volume de ventes.

Cette déclaration survient alors que le dirigeant cherchait à rassurer les investisseurs, avec un titre boursier de l’entreprise ayant perdu une part importante de sa valeur depuis le sommet atteint précédemment, selon Reuters.

En 2025, BYD s’est classé au sixième rang mondial des constructeurs automobiles avec environ 4,6 millions de véhicules vendus. Pour atteindre le sommet du classement mondial, le constructeur chinois a toutefois encore beaucoup de chemin à parcourir. Bien que ses parts de marché mondiales aient légèrement reculé récemment, Toyota a tout de même vendu plus du double de véhicules que BYD l’an dernier. C’est donc un écart important à combler pour l’entreprise chinoise face au géant automobile japonais.

Les moyens d’y arriver?

Est-il possible pour BYD de devenir le numéro un mondial? Oui. A-t-il les moyens d’y parvenir? Également.

Au-delà de l’aspect monétaire, le portrait global du constructeur laisse croire qu’un tel objectif n’est pas irréaliste. BYD se distingue notamment par une philosophie d’entreprise et un modèle de production fortement intégrés. Le fabricant fabrique lui-même une grande partie de ses composantes, ce qui lui permet de mieux contrôler ses coûts et d’accélérer son développement technologique.

On constate également que son développement technologique progresse rapidement, tant du côté des batteries que des technologies de recharge. Ces éléments pourraient lui permettre de conserver un avantage concurrentiel dans les années à venir. D’ailleurs, le président de BYD a déclaré que la production de sa deuxième génération de batterie à lames serait l’un des moments décisifs.

Bien évidemment, ses coûts de production réduits, qui se traduisent par des prix de vente souvent inférieurs à ceux de plusieurs rivaux, constituent aussi un argument de poids auprès des consommateurs. Toutefois, un facteur pourrait aussi bien propulser la croissance du constructeur que compromettre ses ambitions : les politiques gouvernementales.

Ce qui pourrait tout changer

Comme nous le savons, plusieurs pays à travers le monde tentent de freiner l’expansion des véhicules chinois, notamment ceux de BYD, afin de protéger leurs constructeurs nationaux. En Europe, on pense notamment aux fabricants français et allemands, tandis qu’en Amérique du Nord, les gouvernements cherchent à préserver la compétitivité des constructeurs locaux, comme GM, Ford et Stellantis.

Cette stratégie passe principalement par l’imposition de surtaxes ou de droits de douane supplémentaires sur les véhicules assemblés en Chine. Chaque pays applique sa propre approche et ses propres taux.

Aux États-Unis, les barrières tarifaires constituent l’obstacle le plus important, ce qui rend pratiquement impossible l’importation de ces véhicules dans les conditions actuelles. Or, le récent accord entre le Canada et la Chine ouvre notre marché de façon contrôlée aux véhicules de fabrication chinoise sans cette surtaxe de 100 %.

Mais qu’en sera-t-il après? Un nouvel accord, une ouverture du marché ou, au contraire, une remise en place de la surtaxe de 100 %? Ça reste à voir.

L’expansion de BYD passera donc inévitablement par sa capacité à s’imposer à l’extérieur de la Chine. Sa réussite dépendra de son aptitude à pénétrer de nouveaux marchés tout en composant avec les obstacles réglementaires et commerciaux qui se dressent devant elle. C’est probablement cet élément qui déterminera, plus que tout autre, si l’entreprise peut réellement espérer devenir le plus grand constructeur automobile au monde au cours de la prochaine décennie.

En résumé

  • BYD viserait à devenir le constructeur automobile avec le plus important volume de vente d’ici cinq ans.
  • Il devra dépasser Toyota dans les ventes mondiales pour y arriver.
  • Sa capacité à pénétrer les marchés mondiaux sera déterminante pour atteindre cet objectif.

 

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