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Secondaire 5 : pourquoi cette année peut être stressante pour les élèves ?

  • Publié le 10 mars 2026 (Mis à jour le 10 mars 2026)
  • Lecture : 2 minutes
Photo gracieuseté Adobe Stock
Photo gracieuseté Adobe Stock

 Le Dr Égide Royer, psychologue membre de l’Ordre des psychologues du Québec et spécialiste de la réussite scolaire, décrypte l’année charnière du secondaire5, souvent synonyme d’angoisse face à l’avenir. Entre examens incontournables et choix de carrière, il propose des clés pour mieux accompagner les jeunes.

 

Si l’année de secondaire 5 est une année charnière dans la vie d’un adolescent, elle peut aussi être synonyme de pression et de stress. D’abord, l’avenir postsecondaire suscite l’inquiétude : «Pour ceux qui sont diplômés et qui ont un bon dossier scolaire, le fait de passer au cégep n’est pas si stressant, mais si l’élève pense que son dossier scolaire est vraiment faible et qu’il sait que pendant son collégial il devra reprendre des cours pour terminer son secondaire 5 en plus de son cégep. C’est déjà plus compliqué», explique le Dr Royer.  

L’angoisse de l’échec au test du ministère, qui compte pour 50 % du bulletin, pèse aussi lourdement : «Ils se disent : “mon dossier scolaire est faible et j’ai peur d’échouer”». Et le stress est d’autant plus fort pour ceux qui craignent de ne pas obtenir leur diplôme (environ 18 à 19 % des garçons) ou pour ceux qui devront, l’année suivante, valider, à la fois, leur secondaire et suivre leurs cours collégiaux.

De profondes inégalités 

Si le stress peut être présent pour tout type d’élève, il demeure de véritables inégalités. Le Dr Royer observe en effet une différence marquée dans la gestion de ces angoisses entre les filles et les garçons. 

«Les filles stressent vraiment davantage que les garçons», notamment face aux examens et à la performance scolaire. De plus, les élèves des écoles privées bénéficient d’un taux de diplomation supérieur d’environ 20 points pour les garçons et de 15 points pour les filles par rapport au public, expliquant pourquoi à l’école privée «on stresse beaucoup moins».  

Au cégep, le taux d’accès est de 74,5 % pour les filles contre 56 % pour les garçons, ce qui souligne le fossé persistant. Le taux d’échec au premier cours de français atteint également 25 %, soit un élève sur quatre, illustrant l’importance d’une préparation plus solide avant l’entrée en collégial. 

Des stratégies pour apaiser l’anxiété

Pour les élèves redoutant leur transition au cégep, le Dr Royer préconise «de faire des sessions précollégiales, quelques semaines avant le début, pour entrer plus sereinement au cégep». Il recommande également de limiter le nombre de cours suivis par session afin de faciliter l’adaptation. Les élèves ayant des difficultés d’apprentissage doivent éviter, si leur situation le permet, de travailler en plus de leurs études.  

Ceux qui ont peur d’échouer malgré un bon dossier peuvent bénéficier d’une intervention individuelle au niveau psychologique pour apprendre à gérer leur anxiété. Le rôle des parents est aussi essentiel : le parent hélicoptère ou chasse-neige, en protégeant excessivement, empêche l’enfant de développer son autonomie. À 17 ou 18 ans, un jeune doit pouvoir prendre ses décisions et vivre les conséquences de ses choix, car «les choix que l’on fait à 17 ans restent des choix de 17 ans», rappelle le spécialiste.  

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