Lavaltrie s’engage contre la violence conjugale

  • Publié le 6 déc. 2023 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Sarah Yergeau

Sarah Yergeau | syergeau@medialo.ca   

Lors de la séance du conseil du lundi 6 novembre dernier, la Ville de Lavaltrie annonçait un nouveau projet afin de venir en aide aux victimes de violence conjugale. En entrevue avec L’Action D’Autray, Huguette Émond, fière Lavaltroise depuis une trentaine d’années et initiatrice de ce projet, s’ouvre sur cette cause qui lui tient particulièrement à cœur.  

Mme Émond explique que cette idée est née d’un appel à l’aide d’une connaissance de Lavaltrie. « Elle m’a appelée en panique, à la suite d’un épisode de violence conjugale avec son mari. Elle était en pleine crise, elle pleurait. Je ne savais pas quoi faire, je lui ai dit d’appeler la police et de sortir de là au plus vite avant qu’il n’arrive quelque chose. »  

Huguette Émond a appris un peu plus tard que la victime en question s’était rendue à l’ancienne pharmacie sur la rue Notre-Dame. « La pharmacienne était allumée et a su aider la victime », témoigne-t-elle, rassurée. 

Cet évènement n'a pas manqué de l'interpeller. Sans plus tarder, la Lavaltroise a décidé d’agir pour venir en aide à sa population. Elle raconte qu’elle est tombée sur un article du journal L’Express de Drummondville : Des municipalités offrent refuge aux victimes de violence conjugale, expliquant que la MRC de Drummond s’est inspirée de l’initiative de la Municipalité de Saint-Pie-de-Guire, qui a fait de son hôtel de ville un milieu sécuritaire dans lequel les victimes peuvent trouver refuge. Les employés de Saint-Pie-de-Guire, sans pour autant être des intervenants, ont reçu une formation au préalable pour être aptes à faire face à ce genre de situation et à diriger les victimes vers les bonnes ressources. Elle explique qu’après avoir lu l’article, elle les a appelés pour obtenir davantage de détails. « J’étais fière de dire que j’étais une citoyenne et mon interlocutrice était très contente de savoir qu’il y a des résidents engagés envers leur communauté.»  

Huguette Émond a suivi le mouvement en prenant en exemple ce modèle inspirant de la municipalité de Saint-Pie. « Cette cause me parle, donc c’est sûr que quand je vois un tel projet, ça retient mon attention. Je suis une femme engagée et impliquée. »  

Ensuite, elle s’est présentée au conseil municipal de Lavaltrie pour proposer son projet, en prenant la peine de souligner qu’elle connaissait quelqu’un personnellement qui avait vécu une situation de violence conjugale et qu’elle ne savait pas quoi faire. « Dès que j’ai abordé le sujet, l’élue municipale Francine Ranger, qui prend ça très à cœur, était prête à embarquer. J’étais tellement contente de recevoir leur appui », annonce Mme Émond. 

Elle explique que Mme Ranger s’est occupée des démarches pour mener à bien ce projet en appelant les municipalités ressortissantes de cette initiative. Elle a entre autres demandé les documents nécessaires à la trousse d’implantation du projet et a présenté le tout au conseil de sa municipalité.  

Ainsi, la Ville de Lavaltrie fait dorénavant partie des municipalités qui prennent part au mouvement de lutte contre la violence conjugale, faisant de leur hôtel de ville un lieu sécuritaire d’accueil pour toutes les victimes. Pour ce faire, tous les employés de l’hôtel de ville ont été formés pour bien diriger les personnes dans le besoin vers les organismes appropriés. Les citoyens peuvent bénéficier de ces services à tout moment lors des heures d’ouverture de l’hôtel de ville.   

Articles les plus consultés

La première édition du Café-causerie a fait salle comble. (Photo gracieuseté)
Actualités
Communauté

Une rencontre chaleureuse avec les citoyens à Lavaltrie

Le samedi 21 février dernier, le maire de Lavaltrie a accueilli une cinquantaine de citoyens dans le cadre de son premier Café-causerie de l’année 2026.
Actualités
Communauté

Incertitude concernant l’accueil de réfugiés

Le CRÉDIL vit une grande période d'incertitude en raison de la réduction par le gouvernement fédéral du nombre de réfugiés pris en charge par l'État.
Nathalie Marcotte, coordonnatrice de la Table de concertation régionale des associations de personnes handicapées de Lanaudière. (Photo Médialo – Élise Brouillette)
Actualités
Communauté
Dossiers

Un recul qui touche les familles en grande vulnérabilité

Le milieu communautaire dénonce les impacts de l'abolition de l'allocation pour les familles demandeuses d'asile qui ont un enfant handicapé.