Des négociations cruciales pour la pérennité du réseau

  • Publié le 2 mars 2023 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes

Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses de garde en milieu familial Aux portes du matin – CSN ont ciblé les grandes orientations qui guideront leurs prochaines négociations collectives. Celles-ci seront cruciales selon le syndicat et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), car elles visent à assurer la pérennité des services de garde en milieu familial.

Bien que les places en milieu familial soient prisées par de nombreux parents, le syndicat rapporte que plus de 24 000 places ont été perdues au cours des quatre dernières années, principalement en raison des conditions de travail qui ne sont pas à la hauteur selon lui. L’organisation veut donc se battre pour obtenir la pleine reconnaissance de la valeur du travail de ses membres. « Ces travailleuses sont passionnées par leur travail. Elles aiment ce qu’elles font. Cependant, ce n’est pas étonnant que plusieurs d’entre elles soient tentées de chercher un autre emploi où elles seront mieux reconnues », explique Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière – CSN.

L’inclusion de l’emploi comparateur (éducatrice en CPE) à l’entente collective, des heures de formation payées ainsi que des mesures favorisant l’attraction et la rétention du personnel font partie des revendications des responsables de service de garde éducatif en milieu familial (RSGE). Le syndicat souligne que les RSGE portent des compétences permettant d’améliorer les services éducatifs à l’enfance, notamment en ce qui a trait aux enfants ayant besoin de soutien particulier. « Le gouvernement ne pourra pas réduire les listes d’attente et augmenter le nombre de places dans les services de garde sans investir toutes les ressources nécessaires, ajoute la vice-présidente régionale de la FSSS–CSN, Luce Melançon. Les parents tiennent au modèle qu’on a mis en place collectivement au Québec. Celui-ci est d’ailleurs envié dans le monde entier. Ce que nous voulons, c’est en assurer la pérennité. »

À l’issue de la présente tournée des assemblées générales de l’ensemble des syndicats du secteur des RSGE de la FSSS–CSN, un conseil fédéral sectoriel adoptera la mouture finale du cahier des revendications qui sera ensuite déposé au ministère de la Famille en avril 2023. L’entente collective liant les quelque 3 000 responsables de service de garde éducatif en milieu familial membres de la FSSS–CSN et le gouvernement viendra à échéance le 31 mars 2023.

Articles les plus consultés

Selon une étude de l’IRIS, 51 % des visites au Centre hospitalier De Lanaudière sont considérées comme « non urgentes ». (Photo Médialo – Jason Joly)
Actualités
Santé

Un manque de services qui mène à l’urgence dans Lanaudière

Une étude de l'IRIS rapporte que les Lanaudois qui visitent les urgences de la région y vont par manque de services en amont.
Rangée arrière, de gauche à droite: Luciano Iachino, conseiller syndical, Sophie Hervieux, vice-présidente syndicale, Marie-Pier Villeneuve, conseillère municipale, Marie-Andrée Leclerc, chef de division-ressources humaines, Karine Brousseau, directrice générale adjointe, Sébastien Archambault, négociateur et conseiller en relations de travail de l'UMQ et Marc-Olivier Breault, directeur général. (Photo gracieuseté)
Actualités

Une nouvelle convention collective à Lavaltrie

La Ville de Lavaltrie et le Syndicat des employés de la Municipalité de Lavaltrie – SCFP 4294 ont signé, le 19 février, une nouvelle convention collective.
La première édition du Café-causerie a fait salle comble. (Photo gracieuseté)
Actualités
Communauté

Une rencontre chaleureuse avec les citoyens à Lavaltrie

Le samedi 21 février dernier, le maire de Lavaltrie a accueilli une cinquantaine de citoyens dans le cadre de son premier Café-causerie de l’année 2026.