Il n’y aura pas de poste d’Hydro-Québec à Saint-Cuthbert

Les panneaux de sensibilisation qui sont situés à l'entrée du village. (Photo Médialo - Élise Brouillette)
Les panneaux de sensibilisation qui sont situés à l’entrée du village. (Photo Médialo – Élise Brouillette)

La coalition de citoyens mobilisés et d’élus de Saint-Cuthbert pourra pousser un soupir de soulagement. En effet, Hydro-Québec a choisi de laisser tomber, dans le cadre du chantier de l’Axe Vallée-du-Saint-Laurent, le tracé qui aurait mené à la construction d’un poste dans la municipalité. 

Pour ce projet, la société d’État étudiait au départ deux emplacements potentiels de poste, soit un à Saint-Norbert et un autre à Saint-Cuthbert. Toutefois, Pascal Poinlane, conseiller en relation média chez Hydro-Québec, a annoncé en entrevue avec L’Action D’Autray que l’avant-projet était mis à jour. « Le potentiel poste A2, qui aurait été situé à Saint-Cuthbert, est retiré. De son côté, l’emplacement à Saint-Norbert (A1) n’est pas abandonné, mais il est relayé au second plan. Les besoins techniques ont été réduits, ce qui permet d’ajouter une nouvelle zone d’étude dans la municipalité de Saint-Gabriel-de-Brandon. » 

Pascal Poinlane explique que l’objectif de l’avant-projet est de déterminer quel serait le tracé de moindre impact. « Ce qu’on veut, c’est soulever toutes les pierres afin de trouver le meilleur emplacement. Nos ingénieurs travaillent sur les plans technique, environnemental et humain. » 

L’emplacement projeté à Saint-Cuthbert aurait permis d’intercepter trois lignes et d’apporter plus de robustesse au réseau. Pascal Poinlane mentionne que les équipes ont toutefois évalué la possibilité de n’intercepter que deux lignes, ce qui a ouvert de nouvelles possibilités d’emplacements. « La superficie requise sera deux fois plus petite que ce qui était analysé. Le déboisement sera aussi réduit. » 

Le conseiller en relation média souligne que plusieurs critères sont pris en compte dans l’analyse de l’avant-projet, dont l’acceptabilité sociale. « Les facteurs sociaux sont importants, mais ce ne sont pas les seuls qui ont été considérés. » 

La coalition d’élus et de citoyens s’inquiétait grandement des impacts qu’auraient les travaux de déboisement et l’implantation éventuelle d’un poste de transformation dans le bassin versant de la rivière Chicot. 

Une conférence de presse a d’ailleurs eu lieu, le 16 mars dernier, au cours de laquelle les membres du regroupement ont lancé un ultime cri du cœur. 

Les instigateurs de la rencontre étaient particulièrement préoccupés devant de possibles bris d’équipements et déversements d’huile dans la rivière, qui est la source d’eau potable de la municipalité. 

Pascal Poinlane d’Hydro-Québec affirme que pour la société d’État, la prise d’eau municipale n’était aucunement à risque. « Un poste est un lieu sécurisé et surveillé. Les équipements sont constamment inspectés et au niveau environnemental, des bassins de rétention pour l’huile auraient été mis en place. Un plan d’urgence aurait aussi été élaboré. » 

Le conseiller conclut qu’Hydro-Québec a écouté le milieu et réduit ses besoins techniques. « Les citoyens ont souvent l’impression que tout est joué d’avance parce qu’une certitude demeure, on a besoin d’un poste à l’extrémité de la ligne. Mais on écoute la population et on met tout en œuvre pour optimiser le projet. » 

La carte de l’avant-projet mis à jour. La nouvelle zone d’étude apparaît en jaune. L’emplacement A2 a été retiré. (Photo gracieuseté – Hydro-Québec)

Maintenant qu’une nouvelle zone est à l’étude, Pascal Poinlane laisse savoir qu’un délai de plusieurs mois est à prévoir afin que les équipes puissent rechercher un nouvel emplacement potentiel pour le poste. Les citoyens peuvent s’informer via le site Internet de l’avant-projet mis à jour. D’autres rencontres sont à prévoir. 

Le 16 mars dernier, le maire de Saint-Cuthbert, Richard Belhumeur, avait déclaré que le tracé A2 était tout simplement inadmissible. Soulignons que la Municipalité s’est positionnée contre le projet dès septembre 2025, par une résolution unanime à la suite d’une première vague de mobilisation citoyenne. La coalition d’élus et de citoyens a aussi interpellé le ministère des Affaires municipales dans ce dossier. Parmi les autres actions initiées, il y a eu le déploiement du site chicotsanshydro.info et d’une pétition citoyenne qui a récolté 700 signatures. Des panneaux ont aussi été installés aux entrées du village pour sensibiliser la communauté à la situation.  

Des élus et des citoyens, soit Marc-André Toupin, Daniel Quirion, Richard Belhumeur et Sylvain Toupin, avaient lancé un ultime cri du cœur le 16 mars dernier. (Photo Médialo – Élise Brouillette)

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