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Le jardin en 2026 : plus naturel, plus utile, plus durable 

Photo Paysagiste Andryves
Photo Paysagiste Andryves

Entre matériaux durables et plantes indigènes, le jardin sera, cette année encore, un prolongement de la maison respectueux de l’environnementEn 2026, les tendances observées par les professionnels de l’aménagement extérieur et du monde horticole confirment une volonté de créer des espaces extérieurs esthétiques, mais pas seulement. 

La mode, dans le domaine de l’aménagement de la maison, change d’année en année : nouvelles couleurs, style du mobilier, éclairage… autant de choses vouées à évoluer. Si ce phénomène est très visible pour les pièces de votre maison ou de votre condo, le jardin n’est pas épargné. Longtemps considéré comme un simple espace vert, il est désormais pensé comme un lieu de vie à part entière, une extension dont les propriétaires prennent soin.  

Miser sur la durabilité 

«Aujourd’hui, nous constatons que la tendance va vers les aménagements paysagers résilients, explique Yves Charest de l’entreprise Paysagiste Andryves. En 2026, les propriétés qui se démarqueront seront celles conçues avec des matériaux durables, des végétaux adaptés au climat et une approche réfléchie de l’entretien.» 

Un besoin de durabilité qui passe, dans un premier temps, par les matériaux choisis pour son aménagement extérieur. «On utilise la pierre naturelle, le béton architectural ou encore les matériaux composites qui remplacent le bois, explique le spécialiste. Le bois est durable certes, mais il a une durée plus limitée et demande beaucoup d’entretien.» 

Photo gracieuseté

Un jardin plus utile et écologique 

Si malgré tout l’esthétique reste importante dans les jardins, les Québécois cherchent de plus en plus à donner une fonction précise pour chaque pied carré de leur jardin. C’est pourquoi l’on voit aussi émerger de plus en plus de plantes comestibles et de végétaux indigènes. 

«Dans notre pépinière, et c’est le cas un peu partout, nous voyons des clients qui recherchent des plantes qui sont à la fois belles et utiles. Les gens veulent un aménagement qui leur sert et pas seulement qui soit joli», explique Myriam Lamy, horticultrice à la Pépinière Villeneuve de Repentigny. 

Les plantes indigènes comme la Verge d’or jouent notamment un rôle important pour la biodiversité. Certaines attirent les pollinisateurs tandis que d’autres contribuent à la préservation d’espèces menacées. «Je peux vous donner l’exemple de l’asclépiade qui est très prisée pour les papillons monarques. C’est la seule plante qu’ils utilisent pour se reproduire et c’est important quand on sait que ce papillon est en péril.» 

Les plantes comestibles quant à elles trouvent aussi leur place. «Il y a les herbes aromatiques, les arbres et arbustes fruitiers, les potagers, mais certaines plantes indigènes produisent aussi des fruits comestibles», explique-t-elle. Aronia, amélanchier, cassissiers ou cerisiers peuvent ainsi s’intégrer parfaitement dans un jardin. 

Photo Adobe Stock

Des jardins plus naturels 

Avec le retour de ces plantes indigènes vient aussi une tendance aux jardins plus naturels dans leur apparence. Si certains propriétaires restent attachés à un gazon parfaitement uniforme, d’autres se tournent donc vers des aménagements plus «sauvages». C’est pourquoi Myriam Lamy observe aussi un véritable intérêt pour des alternatives plus fleuries. «Certains se lancent dans des aménagements très réfléchis qui laissent la place à des prairies courtes fleuries avec des fleurs sauvages.» Une tendance qui complète parfaitement les jardins plus traditionnels. «C’est aussi une question de générations», rappelle-t-elle enfin. 

Alors, en 2026, le jardin se distingue par sa polyvalence tout en répondant aux besoins des propriétaires comme le rappelle Yves Charest : « Cette évolution reflète surtout une nouvelle manière d’habiter son extérieur, car chacun veut profiter pleinement de son environnement».  

Un prolongement de la maison 

Opter pour un jardin aménagé dans un esprit de durabilité et écoresponsable répond à un changement profond : l’envie de faire de son extérieur, un véritable espace de vie. Le but : y passer du temps pendant la belle saison et y recevoir les proches. 

«Avec la pandémie, les gens ont commencé à aménager leur cour arrière pour que ça devienne un lieu agrémenté avec des sections : section cuisine, section salon, intégrer une piscine», observe Yves Charest. Selon ce dernier, cette tendance est aussi liée à un changement dans les habitudes de vie. «Beaucoup de gens restent à la maison et ne prennent pas forcément de vacances à l’étranger. Alors le jardin devient important.» 

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