Village VITAL, toujours à la recherche du milieu idéal

Louise Larivière, présidente du conseil d’administration de Cohabitat Village VITAL. (Photo gracieuseté)
Louise Larivière, présidente du conseil d’administration de Cohabitat Village VITAL. (Photo gracieuseté)

Les membres de Cohabitat Village VITAL se retrouvent dans un véritable parcours du combattant afin d’implanter le milieu de vie pour personnes âgées de 55 ans et plus dont ils rêvent depuis trois ans maintenant. Des discussions avec de nombreuses municipalités ont eu lieu, mais la porte-parole du projet, Louise Larivière, se désole d’affronter autant d’embuches pour convaincre le monde municipal des bienfaits du cohabitat.

En 2023, les concepteurs de l’initiative ont manifesté leur désir de mettre en place ce petit village, réunissant un minimum de 24 unités de logement, destiné à des personnes plus âgées. Le projet a été réfléchi comme étant un cohabitat, prônant la mise en commun d’espaces ainsi qu’un esprit de partage et d’entraide. Selon les constats de Mme Larivière, qui est la présidente du conseil d’administration du projet, la population lanaudoise est charmée par cette idée et est impatiente d’en voir l’aboutissement : « Nous sommes prêts à ouvrir parce que des gens nous appellent deux ou trois fois par semaine. Ça montre qu’il y a un besoin. »

Le temps était donc venu de trouver l’emplacement idéal pour y aménager le village. L’équipe du projet s’est déplacée à travers la région pour faire valoir son concept, rencontrant les MRC de Montcalm, de Joliette et de Matawinie. Cependant, la recherche d’un terrain adéquat et l’élaboration d’une entente se sont avérées plus ardues. « Il n’y a pas de problème avec les MRC. L’accueil est bon », assure Mme Larivière, avant d’ajouter que les discussions avec les municipalités sont plus difficiles. « Je ne blâme personne. Elles n’ont pas toutes les budgets pour engager un urbaniste à temps plein. »

Des discussions ont eu lieu avec quelques propriétaires de terrains, mais celles-ci sont tombées à l’eau. Puis, une lueur a ravivé les espoirs des instigateurs du Village VITAL : ils ont trouvé le site parfait. Ils n’étaient toutefois pas au bout de leurs peines pour en faire leur propriété.

Maquette du projet Village VITAL. (Photo gracieuseté)

Un règlement perturbateur

Près du lac Vert, à Saint-Jean-de-Matha, l’équipe du cohabitat a fait la découverte du terrain idéal. Les négociations allaient bon train, mais une liste de règlements en lien avec le schéma d’aménagement lui a été présentée et est venue chambouler une entente potentielle. « Le règlement qu’on me citait était que pour chaque unité d’habitation, cela prenait 4000 mètres carrés autour », relate Louise Larivière. Selon ses calculs, pour respecter cette norme, l’organisation devait prendre possession d’un espace de plus d’un million de pieds carrés, alors que celui trouvé en avait 800 000.

Pour la présidente du conseil d’administration, cette obligation était incompréhensible et risquait de nuire au projet puisqu’il importait de réduire le nombre de logements. Bien que l’initiative puisse s’adapter aux règlements, le nombre d’unités ne peut être modifié sans impacter la rentabilité du projet. Ce dernier propose un minimum de 24 logements, mais vise la construction de 36. Autrement, les organisateurs seraient dans l’obligation d’augmenter les loyers.

Voyant que la Municipalité tenait mordicus à ce règlement, Mme Larivière a demandé l’avis de la MRC sur une possibilité d’un accord vis-à-vis de cette norme. « On m’a dit qu’il y a des directives à suivre dans les schémas d’aménagement, mais que ce n’est pas vrai que nous ne pouvions pas discuter d’un amendement. Par contre, la demande doit venir de la municipalité. Alors, nous en comprenons que c’est elle qui ne veut pas de Village VITAL », remarque la présidente.

Elle ne compte toutefois pas abandonner sa cause et prévoit continuer sa croisade dans d’autres villes pour trouver le milieu de vie parfait. « Les municipalités ne peuvent pas empêcher l’établissement d’un concept qui a fait ses preuves dans le monde. » Louise Larivière invite d’ailleurs les propriétaires de terrain qui ont envie de collaborer à la contacter.

L’équipe de Village VITAL se prépare prochainement pour un voyage à travers les MRC lanaudoises. Elle souhaite partir à la rencontre de personnes intéressées à créer leur propre cohabitat. Le but ultime est de voir d’autres initiatives s’implanter, en prenant en compte les besoins propres à chaque territoire.

Des exemples à suivre

Alors que certaines régions ont accueilli favorablement des projets de cohabitat, Mme Larivière est déçue que Lanaudière, tout comme le Québec à grande échelle, ne suive pas la parade. Elle considère que la province devrait prendre exemple sur le reste du Canada. La présidente a pu vivre l’expérience de la cohabitation à Vancouver. Elle révèle avoir été éblouie par le sens de la communauté qui s’y dégageait : « Je pensais qu’au Québec, nous nous appuyons mutuellement, mais vraiment pas! » Louise Larivière estime que la province et la région bénéficieraient d’imiter la Colombie-Britannique en consacrant les ressources et le temps nécessaires à l’élaboration de ce type d’initiatives.

Des représentants québécois de projets de cohabitat se sont déplacés en Colombie-Britannique pour voir ce qui se faisait dans le reste du Canada. (Photo gracieuseté – Justine Bouvier.)

Articles les plus consultés

Photo Médialo
Dossiers

Crèmerie : les coups de coeur de l’équipe

L'été ne serait pas pareil sans plusieurs arrêts à la crèmerie.
Le cocktail Aperol Spritz, un incontournable des fêtes au bord de la piscine. Photo Adobe Stock
Dossiers

6 boissons québécoises pour une fête de piscine réussie

À partir des suggestions de la SAQ, découvrez six boissons québécoises parfaites pour accompagner vos journées d’été au bord de la piscine.
Dossiers

Profitez d’un été gourmand 100 % Québec

Découvrez notre dossier estival rempli d’idées gourmandes : boissons québécoises, conseils barbecue, crèmeries, produits locaux...