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12 avril 2017

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Les usines de traitement de l'eau vulnérables à un déversement d'hydrocarbures?

Soirée d'information à Île Dupas

©gracieuseté

ENVIRONNEMENT. Suivant de près le projet d'oléoduc d'Énergie Est, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (R.V.H.Q.) se tourne cette fois vers la vulnérabilité des usines de traitement de l'eau à un éventuel déversement d'hydrocarbures suite à un problème avec l'imposante conduite. Une soirée d'information est organisée à Île Dupas.

Guy Coderre, enseignant du Centre national de formation en traitement de l'eau (C.N.F.T.E.), et Jean-Pierre Gagnon, directeur général de l'Organisme des bassins versants de la zone Bayonne, renseigneront et répondront aux questions. Le rendez-vous est fixé pour 19 heures, le mercredi 26 avril, à l'église de l'endroit. C'est gratuit.

Or bleu

M. Gagnon sera le premier à se retrouver au micro de l'activité organisée par le comité vigilance hydrocarbures Sainte-Geneviève-de-Berthier (membre du R.V.H.Q.).

Il présentera des réalisations effectuées dans les bassins versants de la zone Bayonne.

Des études de caractérisation ont permis d'identifier certaines problématiques et de prévenir, d'atténuer et même de remédier à la détérioration d'écosystèmes.

Des réalisations sont effectuées en milieu agricole, scolaire et résidentiel. On compte l'aménagement des berges, la plantation d'arbres et le nettoyage en bordure des cours d'eau.

Enseignant au C.N.F.T.E., Guy Coderre prendra ensuite la parole. Il fera part que les filières de traitement de stations de purification de l'eau ne sont pas conçues pour détecter efficacement ou éliminer les hydrocarbures.

Le personnel enseignant du C.N.F.T.E. a déposé (printemps 2016) un mémoire au Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) dans le cadre du projet de construction de l'oléoduc. On y démontre la vulnérabilité des stations de purification de l'eau de la région métropolitaine et des risques pour la population en cas de contamination de l'eau par des hydrocarbures.

M. Coderre mentionne qu'il n'y a pas de plan B pour l'approvisionnement en eau pour l'Île de Montréal. Il tentera de voir ce qu'il adviendrait aux installations de Berthierville qui dessert sa population, une bonne partie de celle de Sainte-Geneviève-de-Berthier, ainsi que les citoyens de Saint-Ignace-de-Loyola et Île Dupas.

Précisons que le rapport Savaria indique que dans un scénario de fermeture des valves en cas de bris à l'oléoduc d'Énergie Est, la quantité de pétrole déversée pendant 13 minutes dans le fleuve Saint-Laurent est estimée à 1,15 million de litres. Le panache de pétrole atteindrait Lanoraie en 12 heures.

La soirée du 26 avril risque donc d'être fort instructive.

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