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30 juin 2020

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Yves Perron exige le versement des compensations promises

Ottawa et le monde agricole

vaches

©gracieuseté - L'Action d'Autray

Il faut livrer les compensations promises aux agriculteurs.

Assez, c’est assez. Il est temps qu’Ottawa agisse et verse les compensations promises au secteur laitier et annonce les modalités des compensations pour la volaille et les œufs.

C’est ce que réclament Yves Perron (porte-parole en matière d’agriculture, d’agroalimentaire et de gestion de l’offre) et Simon-Pierre Savard-Tremblay (porte-parole en matière de commerce international), deux députés du Bloc Québécois.

C’est le temps

À la suite de multiples concessions accordées dans les dernières ententes de libre-échange et devant l’incertitude créée par la décision du gouvernement de ne pas déposer le budget en bonne et due forme, les députés exigent du fédéral qu’il concrétise ses promesses et verse l’intégralité des compensations promises au secteur laitier.

De plus, les négociations relatives aux compensations des autres secteurs sous gestion de l’offre doivent absolument aboutir.

«On ne peut pas toujours promettre, dire qu’on travaille fort, puis ne jamais livrer. Les producteurs ont été très patients mais ils sont durement touchés par les différents accords. Ils doivent être compensés maintenant, ils en ont besoin», souligne Simon-Pierre Savard-Tremblay.

«À terme, c’est presque le cinquième du marché canadien qui aura été laissé aux produits laitiers étrangers. On sacrifie, on promet, puis on ne livre pas. Ça suffit! De plus, les demandes des producteurs de volailles et d’œufs sont chiffrées depuis bientôt un an et il ne se passe rien… silence radio», déplore Yves Perron.

Il est souligné que l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPCG), l’Accord économique et commercial global (AECG) et l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) font mal aux secteurs québécois sous gestion de l’offre et que la crise de la COVID-19 rend la situation encore plus difficile.

«C’était déjà laborieux d’amener le gouvernement à respecter sa parole avant la pandémie. Et au moment où il distribue de l’argent partout, Ottawa utilise la crise pour justifier le retard de ses engagements. Ce n’est plus acceptable, il faut bouger», déclare M. Savard-Tremblay.

«La ministre Bibeau et le gouvernement ne cessent de répéter qu’ils y travaillent et que leurs engagements sont fermes. Nous voulons bien les croire, mais le moment est venu d’agir. Nous pensons qu’il est possible de voter là-dessus le 8 juillet à la prochaine séance du Parlement. Le Bloc sera présent et prêt à collaborer pour le bien de l’ensemble du secteur agricole», maintient M. Perron. (PB)

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