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16 février 2021

Sarah Élisabeth Aubry - seaubry@lexismedia.ca

Des mentors et des jeunes réunis via une application

Des perspectives d'avenir avec Academos

Academos

©Photo gracieuseté - Academos - L'Action d'Autray

L’application mobile est simple d’utilisation. Il suffit de se créer un profil. Les utilisateurs entrent en contact avec les mentors.

Dans le contexte de la pandémie, il peut s’avérer complexe pour les jeunes de demeurer motivés, particulièrement dans leur parcours scolaire. Plusieurs d’entre eux sont contraints d’étudier à la maison virtuellement, sont coupés de leur cercle d’amis et s’inquiètent pour leur avenir. Afin de les soutenir face à ces défis, l’organisme Academos leur vient en aide et les accompagne dans leur cheminement.

Academos

©Photo gracieuseté - Academos - L'Action d'Autray

Academos est à la recherche de mentors bénévoles dans la région de Lanaudière.

L’idée a été lancée bien avant la pandémie. Depuis vingt ans, Academos permet aux jeunes de 14 à 30 ans de s’orienter, notamment en utilisant le mentorat. En 2016, l’organisme a mis sur pied une application de mentorat virtuel.

Aujourd’hui, les jeunes peuvent entrer en contact gratuitement avec des milliers de professionnels
oeuvrant dans divers milieux.

C’est l’occasion pour les étudiants d’écrire à des passionnés de leur métier et de leur poser toutes les questions qui leur viennent en tête. Plus de 3 000 mentors bénévoles sont issus de toutes les régions du Québec et s’ouvrent aux jeunes sur leur quotidien au travail, leurs conditions et leur carrière.

L’organisme s’associe également avec les milieux scolaires.

« Il y a beaucoup d’écoles secondaires qui intègrent Academos à leurs activités de choix de carrière et même au cursus scolaire dans certains cours comme le projet personnel d’orientation ou l’exploration de la formation professionnelle. », témoigne la présidente fondatrice d’Academos et experte en mentorat, Catherine Légaré. Selon cette dernière, les jeunes aiment échanger avec des mentors qui se rapprochent de leur âge. Ceci les aide à se projeter dans l’avenir.

Conserver la motivation 

D’après les recherches de Mme Légaré, les jeunes qui sont jumelés à un mentor restent plus motivés dans leurs études. Par ailleurs, avec la pandémie, la présidente fondatrice de l’organisme observe qu’il y a une plus grande
utilisation d’Academos.

« On reçoit des témoignages selon lesquels les mentors permettent de garder la motivation. »

Academos

©Photo gracieuseté - Academos - L'Action d'Autray

Academos permet aux utilisateurs de poser des questions à des mentors sur leurs métiers, leurs conditions et leur quotidien.

De leur côté, les mentors se sentent utiles, valorisés et fiers de contribuer au succès et à l’accomplissement du parcours d’un étudiant. De plus, pour les professions moins connues, « les mentors se font un peu ambassadeurs de leur secteur. », souligne Mme Légaré.

Mis à part l’application mobile, Academos offre d’autres contenus touchant le mentorat, le choix de carrière, la persévérance scolaire, etc. On y retrouve un blogue, du contenu vidéo, des articles et des pages présentant des entreprises. Par ailleurs, Academos se penche à développer de la vidéoconférence comme nouvel outil.

Simple d'utilisation 

Depuis le début de la pandémie, les jeunes sont affectés par les mesures implantées et se questionnement sur leur orientation professionnelle, leurs choix et leurs programmes d’études. Ils ont davantage de temps pour penser à leur orientation professionnelle et personnelle. Une partie d’entre eux est démotivée et a besoin de support pour y arriver.

Depuis 2016, une application mobile est disponible. Simple d’utilisation, on crée un compte et on peut discuter avec des professionnels de différents domaines laissant place à des rêves, des ambitions et des avenues sur les métiers. Partenaire de la Stratégie d’action jeunesse du gouvernement du Québec depuis 2006, Academos est présent dans toutes les régions. 

Selon Mme Légaré, les jeunes aiment échanger avec des mentors qui se rapprochent de leur âge les aidant à se projeter dans l’avenir.

« Pour les jeunes, ça fait beaucoup de sens et c’est proche d’eux. », en convient-elle.

Impacts 

Ayant lancé ce projet dans le cadre de son doctorat en psychologie, Mme Légaré a évalué au tout début l’impact du choix de carrière chez les jeunes.

« Ça les aide à mieux comprendre le monde du travail. Ils se sentent mieux informés sur les métiers de profession et ils se sentent plus confiants aussi dans leurs capacités à faire un métier ou une profession, car ils parlent à quelqu’un qui fait ce métier tous les jours. », exprime-t-elle sur les premiers impacts.

Au fil du temps, d’autres recherches ont été réalisées démontrant que les jeunes qui ont un mentor restent plus motivés lors de leur parcours scolaire. Par ailleurs, présentement avec la pandémie, la présidente-fondatrice de l’organisme observe qu’il y a une plus grande utilisation d’Academos.

« On reçoit des témoignages en ce moment comme quoi que les mentors permettent de garder la motivation et à continuer à penser à son choix de carrière. C’est un peu le chaos dans leur vie avec l’école, les amis, etc. », affirme-t-elle.

Deux sondages ont été faits en lien avec la motivation scolaire des jeunes avec Academos. Ces derniers ont démontré que les jeunes sont moins motivés qu’avant la pandémie. La motivation avait augmenté à nouveau en septembre dernier.

Un autre sondage vient d’être fait et les résultats commencent à être compilés. À l’avis de Catherine Légaré, la motivation est chambranlante.

Catherine Légaré

©Photo gracieuseté - Academos - L'Action d'Autray

La présidente-fondatrice d’Academos et experte en mentorat, Catherine Légaré a lancé Academos il y a vingt ans.

Besoins de mentors 

Grâce à la recherche dans l’application, les utilisateurs peuvent avoir accès à des mentors qui pratiquent toute sorte de métiers. Or, certains d’entre eux souhaitent discuter avec des gens qui exercent une profession dans leur région, afin de connaître les perspectives professionnelles dans un tel secteur.

« Bien que ça soit sur Internet, l’ancrage régional reste important pour les jeunes. On se rend compte que les jeunes ne connaissent même pas les possibilités de travail dans leur région. », fait-elle part. C’est pourquoi Academos est à la recherche de nouveaux mentors bénévoles dans la région de Lanaudière.

L'expérience racontée

Myriam Baril-Tessier agit à titre de mentor depuis 2019. Depuis ce jour, la photographe professionnelle de L’Assomption a aidé plus de 50 jeunes. Ces derniers la contactent pour mieux connaître sa profession, son horaire et les conditions qui en découlent.

Elle remarque qu’il y a trois types de jeunes avec qui elle échange, soit ceux qui sont en 5 ème secondaire, les étudiants qui font des travaux scolaires sur une profession et les personnes qui sont sur le marché du travail.

« J’essaie de dire aux mentorés de se donner les conditions pour aimer ce travail à long terme. », soutient la photographe.

Myriam Baril-Tessier considère le principe simple avec la plateforme. Photographe professionnelle, Mme Baril-Tessier travaille un peu partout dans le Québec pour exercer sa profession.

« Comme des quarts de métier comme le mien et qu’on est appelé à être partout, c’est dur de faire du bénévolat dans ces contextes-là. Je travaille parfois à contrat. », fait-elle savoir.

Les jeunes la contactent pour mieux connaître sa profession, son horaire et les conditions qui en découlent. C’est plus de les rassurer et de leur dire oui il faut que tu sois intelligent et que tu planifies ton avenir, mais l’expérience de la vie va t’amener où tu dois aller. », confie la photographe.

Hausse des messages 

La photographe a remarqué avoir reçu plus de messages à l’automne dernier, comparativement au printemps ou à l’hiver passé. Mme Baril-Tessier tente de son mieux de rassurer les jeunes et de répondre le mieux possible à leurs questionnements. Elle indique que le processus est simple et que les jeunes rentrent en contact directement avec les mentors. La passionnée de la photographie consacre un moment à sa journée pour répondre à ses messages.

Elle invite d’ailleurs les professionnels à se créer un compte pour faire du bénévolat qui ne requiert pas un trop engagement pour sa part. Il s’agit d’un bénévolat flexible.

« Tu oublies c’est quoi être jeune et d’être en contact avec eux ça fait du bien. C’est rafraîchissant de se souvenir ce qu’est d’avoir 16 ans et quelles sont les préoccupations […] Ça te remet les choses en perspective. », poursuit-elle.

Photographe

©Photo gracieuseté – Myriam Baril-Tessier - L'Action d'Autray

La photographe de L’Assomption Myriam Baril-Tessier agit à titre de mentor depuis 2019.

Appuyer la jeunesse 

Pour sa part, la technicienne d’intervention en loisir, Karine Banville a entendu parler d’Academos à la radio. À son tour, elle a décidé de se créer un profil en 2016 et a aidé plus de quarante jeunes. Les jeunes l’approchent pour en savoir plus sur son métier et les habiletés nécessaires pour l’exercer.

« C’est une belle façon d’aider les jeunes et ça ne demande pas tant de temps, ni de les rencontrer ni de les appeler. Je trouve ça simple. », indique Karine Banville. Selon cette dernière, c’est aussi une belle façon de faire du bénévolat et de faire connaître des professions.

Karine Banville

©Photo gracieuseté – Karine Banville - L'Action d'Autray

Passionnée par son travail comme intervenante, la technicienne d’intervention en loisir, Karine Banville souhaite aider les jeunes, tout en leur faisant mieux connaître sa profession.

Faire des choix éclairés 

En secondaire 5, Léa Simard a utilisé récemment Academos dans le cadre d’un cours de projet personnel. C’était le moment idéal pour la Lanaudoise de poser des questions à des mentors sur son parcours et sa future carrière. Jusqu’à présent, elle estime garder le moral et la motivation pour terminer son secondaire.

Elle voit cependant plusieurs autres jeunes qui sont démotivés avec les cours en ligne occasionnant des impacts sur leur réussite scolaire.

Grâce à Academos, Léa est rentrée en contact avec trois personnes pour orienter son choix de carrière. Ayant reçu des précisions sur ses questionnements, la jeune femme a débuté son enrôlement dans l’armée pour devenir pilote.

« Parler avec eux, ça me permettait d’obtenir mes informations directement et ça répondait à mes questions. », spécifie-t-elle. Par ailleurs, elle connaît d’autres élèves qui ont utilisé Academos et pour l’ensemble, le résultat est positif.

Pour en connaître davantage, on consulte le https://academos.qc.ca/

Les Journées de la persévérance scolaire

Un webinaire était organisé le 16 février, entre midi et 13h. On a dévoilé un grand rapport portant sur l’impact de la pandémie sur le choix de carrière des étudiants au Québec et au Canada. Soulignons que ce dernier est réalisé en collaboration avec Desjardins et se base sur un sondage réalisé par la firme SOM.

Il est à noter que 4 200 jeunes étudiants âgés de 14 à 30 ans ont participé. Le webinaire s’adressait principalement aux parents. Des experts ont pris la parole et ont offert des conseils sur comment accompagner son enfant dans sa démarche d’orientation scolaire et professionnelle. 

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