Le Syndicat des Métallos demande un arbitrage

  • Publié le 30 oct. 2024 (Mis à jour le 23 mai 2025)
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Gabriel Ferland

Les travailleurs syndiqués non brevetés de la traverse de Sorel–Saint-Ignace-de-Loyola sont sans contrat de travail depuis maintenant 19 mois. Devant ce qu’il qualifie « d’impasse dans les négociations », le Syndicat des Métallos, qui représente les travailleurs dans ce conflit de travail, demande à la Société des Traversiers du Québec (STQ), l’employeur, de recourir à l’arbitrage.

Selon Luc Laberge, représentant syndical des Métallos responsable du secteur maritime, les offres salariales proposées par l’employeur sont « bien en deçà de ce qui a été donné ailleurs dans le secteur public ». Pour cette raison, mais également parce que les nombreuses rencontres de négociation n’ont pas encore donné de résultats, le syndicat demande à la STQ « de remettre le dossier entre les mains d’un arbitre qui tranchera entre les positions de chacun et proposera une convention collective », explique M. Laberge.

 

« Il y a eu 18 rencontres de négociation, dont 11 avec un conciliateur et ça tourne en rond », Luc Laberge.

D’après les informations présentées par le Syndicat des Métallos, il y aurait un écart de cinq dollars de l’heure entre les syndiqués non brevetés de la STQ et les autres employeurs du secteur privé dans le même domaine.

« Lors de la dernière séance de négociations, l’employeur a tenté de remettre en question des clauses acquises de longue date, notamment sur les horaires et les primes, tout en montrant une fermeture totale sur les questions salariales. On n’est pas loin de la négociation de mauvaise foi. Ce qui est sur la table présentement ne ferait qu’agrandir l’écart de 5 $ avec les salaires comparables dans le secteur. C’est inadmissible », dénonce le président de la section locale 9599 des Métallos, Dave Turcotte.

« Nous avons confiance qu’un arbitre arrivera à trancher le litige de façon juste. C’est dans l’intérêt de la population du Québec de mettre ce trop long conflit derrière nous », ajoute Luc Laberge.

De manière générale, le processus d’arbitrage est possible lorsque le syndicat et l’employeur y consentent. Lorsque c’est le cas, ils peuvent alors s’entendre pour nommer un arbitre, ou faire une demande de nomination au ministre du Travail. Chaque partie désigne chacune un représentant pour accompagner l’arbitre tout au long du processus. Dans le jargon juridique, la convention collective issue de l’arbitrage se nomme « sentence arbitrale » et elle a une durée de validité qui varie entre un an et trois ans.

Au moment d’écrire ces lignes, notre Journal attendait toujours la réaction de la Société des Traversier du Québec.

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