Action Famille Lavaltrie aide les nouveaux arrivants à s’épanouir

Mélissa Wagner et Liliana Mucha, d’Action Famille Lavaltrie, présentent toutes les nationalités qui composent la MRC de D’Autray. (Photo Médialo – Jason Joly)
Mélissa Wagner et Liliana Mucha, d’Action Famille Lavaltrie, présentent toutes les nationalités qui composent la MRC de D’Autray. (Photo Médialo – Jason Joly)

Créé il y a près de six ans, le Programme d’accueil et de soutien à l’intégration (PASI) d’Action Famille Lavaltrie connait maintenant une popularité phénoménale. Depuis 2020, à travers la MRC de D’Autray, ce sont 1000 personnes immigrantes et leurs familles qui ont été accompagnées pour leur intégration. De leur arrivée en tant que travailleurs étrangers jusqu’à leur résidence permanente, ces gens peuvent compter sur l’équipe de l’organisme pour leur permettre de s’épanouir au sein de leur communauté d’adoption.

Les débuts du programme ont demandé beaucoup d’efforts de la part d’Action Famille Lavaltrie afin de rejoindre ses futurs bénéficiaires. La coordonnatrice Liliana Mucha était présente aux balbutiements du PASI. Elle affirme s’être promenée dans plusieurs municipalités et commerces du territoire pour aller à la rencontre des personnes immigrantes et leur présenter les services offerts par son organisation. « J’ai un peu harcelé des gens au début », avoue-t-elle à la blague.

Sa collègue Mélissa Wagner, qui est agente de soutien pour Action Famille Lavaltrie, se souvient de cette époque : « C’était comme ça que nous trouvions les individus qui avaient besoin d’aide, mais maintenant, nous sommes victimes de notre succès! »

L’organisme agit de différentes façons. Son premier mandat est d’assister des travailleurs étrangers temporaires qui viennent s’installer dans la MRC. Contrairement aux saisonniers, qui sont employés en général dans le secteur agricole, les travailleurs temporaires détiennent un permis fermé qui les contraint à travailler au sein d’une compagnie ou d’un commerce spécifique.

L’équipe du PASI s’affaire donc à accueillir ces nouveaux arrivants et à leur fournir tous les documents et les informations nécessaires. Les intervenantes les aident à acquérir leur carte d’assurance maladie, leur numéro d’assurance sociale ou encore leur permis de conduire, mais elles les épaulent aussi dans la recherche d’un logement. Au-delà de la paperasse administrative, des conseils sur la vie quotidienne sont également partagés. « Nous leur apprenons un peu les façons de faire au Québec », explique Mme Wagner, donnant comme exemple le fonctionnement du système électoral ou encore comment bien se préparer au climat régional.

Malgré le temps qui passe, les intervenantes poursuivent leur accompagnement auprès des personnes immigrantes qui souhaitent faire venir leur famille au pays ou qui désirent effectuer les démarches pour devenir des citoyens québécois à part entière. Ces étapes sont particulièrement émouvantes du point de vue des agentes de soutien.

« L’immigration, c’est long. Alors chacune des petites étapes est un succès! »

– Liliana Mucha

Une reconnaissance ressentie

La MRC de D’Autray compte une impressionnante diversité de nationalités, allant des Philippines à l’île Maurice, en passant par le Cameroun et le Mexique. Beaucoup viennent s’installer à Berthierville, à Lavaltrie ou à Saint-Gabriel-de-Brandon pour y travailler. Liliana Mucha révèle que l’arrivée de personnes d’origines étrangères dans ces municipalités ne date que de quelques années seulement: « On ne parle pas de 1980, mais de 2018, c’est très récent ».

Une impressionnante diversité de nationalités vit au sein de la MRC de D’Autray. (Photo gracieuseté)

Ces individus sont engagés pour des entreprises telles que Olymel, McDonald’s ou IGA qui manquent d’employés.  Ces travailleurs temporaires viennent pourvoir des postes qui sont pour la plupart boudés par les Québécois d’origine. « Nous avons besoin de cette main-d’œuvre », affirme Mme Mucha.

Elle ajoute que d’autres nouveaux arrivants, issus des grands centres, se sont déplacés dans les régions au courant de la pandémie pour s’y implanter. « Ils ont vécu une sorte de deuxième immigration », souligne la coordonnatrice. Peu importe leur parcours, l’équipe d’Action Famille Lavaltrie les accompagne afin de faire de leur intégration une réussite. Mélissa Wagner constate que des communautés se forment et découvrent ensemble leur terre d’accueil. « Ils créent des liens entre eux, c’est super beau! Certains s’organisent même des activités comme aller dans des chalets en groupe », rapporte-t-elle.

Les intervenantes se considèrent elles-mêmes choyées puisqu’elles développent des relations privilégiées avec les membres du programme. Alors qu’elles sont souvent les premiers contacts que les personnes immigrantes ont avec leur communauté adoptive, un lien de confiance particulier se crée. Les agentes de soutien se sentent comme si elles étaient intégrées dans leurs familles, se faisant même parfois inviter à des fêtes d’enfants ou à des mariages. « Les personnes immigrantes sont très reconnaissantes », remarque Liliana Mucha, avec un grand sourire.

Cet accompagnement auprès de leurs bénéficiaires permet donc aux intervenantes de les aider à traverser les différents obstacles sur leur parcours, mais aussi de vivre avec eux les victoires quotidiennes.

Les soirées Mosaïque font briller une nationalité en particulier. (Photo gracieuseté)

Briser les préjugés

En plus de son programme de soutien, Action Famille Lavaltrie planifie de nombreuses activités pour faire découvrir les pays de ses membres. L’équipe de l’organisme est toujours heureuse de connaitre les cultures qui l’entourent au cours de sorties ou d’événements comme les soupers Mosaïque. Ceux-ci mettent en lumière une nationalité en particulier, mais invitent toutes les communautés à se mêler pour célébrer la diversité culturelle. Ces activités permettent ainsi de faire tomber des préjugés et d’éliminer des incompréhensions. « Lors de la soirée Cameroun, peu de personnes connaissaient le pays et sa culture. Quand tout le monde s’est mis à danser, à manger et à découvrir les couleurs du pays, tous étaient agréablement surpris », relate Liliana Mucha.

Mélissa Wagner observe en terminant que ces moments font vivre une grande fierté aux personnes immigrantes : « Au début, elles ne voient pas ça comme une façon de présenter leur pays, mais c’est une fois que le travail est fait et qu’elles reçoivent les applaudissements qu’elles se rendent compte du chemin parcouru ».

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