De nouveaux acquéreurs recherchés pour l’aréna Joannie Rochette

Le bâtiment qu’occupe l’aréna Joannie Rochette a été construit il y a plus de 50 ans. (Photo Médialo – Jason Joly)
Le bâtiment qu’occupe l’aréna Joannie Rochette a été construit il y a plus de 50 ans. (Photo Médialo – Jason Joly)

Comptant plus de 50 ans d’existence, le bâtiment accueillant l’aréna Joannie Rochette continue d’être fréquenté par plusieurs citoyens de Berthierville et des municipalités environnantes. Cependant, les Berthelais comptent pour moins du quart des utilisateurs de l’établissement alors qu’ils doivent payer la majorité des frais encourus pour son fonctionnement. L’accumulation de déficits au fil des ans a mené à la conclusion qu’il était nécessaire pour la Ville de se départir de l’aréna et de trouver un nouveau propriétaire.

Depuis longtemps, Berthierville occupe le rôle de ville de centralité puisqu’elle offre divers services qui sont bénéfiques à ses résidents, mais également à ceux des municipalités voisines. L’aréna en est un exemple concret alors que des citoyens de différentes communautés le visitent. Le maire Pierre Lahaie informe toutefois qu’il incombe à Berthierville la responsabilité de gérer l’édifice alors que seulement 17 % de ses usagers sont berthelais. « Avec une forte majorité des utilisateurs qui viennent des municipalités environnantes, cela en fait une infrastructure régionale. Malgré tout, ce sont les citoyens de Berthierville qui payent 100 % du déficit », rapporte le maire.

L’âge vénérable du bâtiment impose incontestablement des rénovations majeures. M. Lahaie assure que plus de 2,5 M$ ont été investis au fil du temps pour la réfection de l’installation sportive : « À toutes les fois que quelque chose s’est brisé, nous l’avons fait réparer. » En 2025, des coûts d’opération de 802 500 $ ont été notés pour l’aréna, mais puisque les revenus couvraient un peu plus de la moitié de ce montant, un déficit a été déclaré. En fait, selon Pierre Lahaie, Berthierville cumule depuis cinq ans un déficit de 1,5 M$. Le conseil municipal a donc convenu de faire les démarches pour mettre l’édifice en vente.

Appel d’intérêt

Des analyses ont été faites au préalable afin de connaitre les coûts liés à l’aréna, notamment au niveau de sa consommation énergétique ou de son architecture. « Nous sommes à près de 10 M$ pour faire une bonne mise à jour sans agrandissement », résume M. Lahaie. Des discussions avec des promoteurs ainsi qu’avec les municipalités desservies par l’aréna ont aussi été réalisées afin de trouver un terrain d’entente et de séparer équitablement le fardeau financier, mais rien de concluant n’en a résulté.

Ainsi, le 1er décembre 2025, le conseil a passé une résolution afin de rédiger un appel d’intérêt visant la disposition de l’installation. Les conditions de la vente sont en élaboration, mais le maire de Berthierville assure que parmi ces critères se trouve la conservation de la vocation de l’aréna. « Nous allons examiner chaque proposition de projet qui va être soumise pour ensuite déterminer non pas nécessairement le meilleur prix, mais le meilleur projet », indique-t-il. Bien que les prochains propriétaires seront responsables de la gestion de l’infrastructure, la Ville continuera de contribuer de manière à soutenir ses citoyens concernant les prix d’inscription demandés. Les autres municipalités utilisatrices devront déterminer de leur côté si elles agissent de la même façon que Berthierville.

Implication gouvernementale

Faisant partie du comité des villes de centralité à l’Union des municipalités du Québec, Pierre Lahaie constate que sa situation n’est pas unique. D’autres confrères qui occupent le poste de maires de villes de centralité partagent qu’il leur est aussi difficile de financer seuls ces installations sportives.

M. Lahaie souligne que les municipalités doivent travailler de concert et réfléchir à une façon de rendre ces institutions accessibles tout en séparant équitablement les coûts d’opération entre les communautés utilisatrices. Il rappelle que les villes de centralité donnent non seulement accès à des institutions sportives, mais aussi à des services publics tels que des établissements de santé. « Les autres municipalités doivent absolument apporter leur support puisque leurs citoyens en bénéficient actuellement, tout comme vont en bénéficier leurs futurs résidents. C’est une motivation pour une jeune famille de venir s’installer dans une communauté qui donne accès à des services de proximité », évoque-t-il.

En terminant, Pierre Lahaie croit que le gouvernement devrait également agir en appui aux villes de centralité dans le but « de protéger les grosses infrastructures sportives que les plus petites villes ne sont pas en mesure de conserver à cause des coûts faramineux ».

Articles les plus consultés

Rangée arrière, de gauche à droite: Luciano Iachino, conseiller syndical, Sophie Hervieux, vice-présidente syndicale, Marie-Pier Villeneuve, conseillère municipale, Marie-Andrée Leclerc, chef de division-ressources humaines, Karine Brousseau, directrice générale adjointe, Sébastien Archambault, négociateur et conseiller en relations de travail de l'UMQ et Marc-Olivier Breault, directeur général. (Photo gracieuseté)
Actualités

Une nouvelle convention collective à Lavaltrie

La Ville de Lavaltrie et le Syndicat des employés de la Municipalité de Lavaltrie – SCFP 4294 ont signé, le 19 février, une nouvelle convention collective.
Actualités
Faits divers

Opération en matière de stupéfiants à Lavaltrie

La Sûreté du Québec a procédé à une opération en matière de stupéfiants à Lavaltrie.
La première édition du Café-causerie a fait salle comble. (Photo gracieuseté)
Actualités
Communauté

Une rencontre chaleureuse avec les citoyens à Lavaltrie

Le samedi 21 février dernier, le maire de Lavaltrie a accueilli une cinquantaine de citoyens dans le cadre de son premier Café-causerie de l’année 2026.