Femmes-hommes: le fossé persistant de l’inégalité salariale au Québec

  • Publié le 23 janv. 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Clément Bolano

L'écart salarial entre hommes et femmes au Québec, bien que réduit au fil des ans, demeure encore une réalité. Selon l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), en 2022 (dernières données disponibles) les femmes gagnaient en moyenne 29$ par heure, tandis que les hommes percevaient plus de 32$. Symboliquement, cela signifie que les Québécoises travaillent « gratuitement » en décembre.

« Une partie de l’iniquité salariale qui a cours au Québec puisque, pour plusieurs femmes et personnes immigrantes et racisées, la date à partir de laquelle elles se retrouvent en “déficit salarial” est en fait depuis longtemps passée », souligne dans un billet Geneviève Vande Wiele Nobert, chercheuse associée à l'Institut de recherches et d'informations socioéconomiques (IRIS).

En 2020, le salaire horaire moyen des femmes immigrantes n'était que de 23,43$, bien en deçà de celui des hommes nés au Québec. L'ISQ souligne que des facteurs tels que le statut migratoire et le niveau d'éducation influencent considérablement ces inégalités.

Un taux d'activité inférieur aux hommes

En 2022, environ 61% des femmes étaient actives sur le marché du travail, comparativement à environ 68% chez les hommes. Cependant, les femmes continuent d'être majoritaires dans des professions moins rémunératrices, comme la santé et l'enseignement.

Le 21 novembre 2023, la Loi sur l'équité salariale a célébré son 27e anniversaire. Bien que des progrès aient été réalisés depuis son adoption, la route vers une équité salariale réelle est encore longue, en particulier pour les groupes de femmes les plus vulnérables.

Bien que le Québec ait réalisé des avancées notables, l'égalité salariale reste un objectif lointain, en particulier pour les femmes les plus marginalisées de la société. Si l'on observe une amélioration progressive de l'écart salarial, certaines catégories de femmes, notamment les immigrantes, continuent de faire face à des défis significatifs. Cette réalité souligne l'importance d'une approche nuancée pour comprendre et aborder l'écart salarial au Québec.

Articles les plus consultés

Selon une étude de l’IRIS, 51 % des visites au Centre hospitalier De Lanaudière sont considérées comme « non urgentes ». (Photo Médialo – Jason Joly)
Actualités
Santé

Un manque de services qui mène à l’urgence dans Lanaudière

Une étude de l'IRIS rapporte que les Lanaudois qui visitent les urgences de la région y vont par manque de services en amont.
Rangée arrière, de gauche à droite: Luciano Iachino, conseiller syndical, Sophie Hervieux, vice-présidente syndicale, Marie-Pier Villeneuve, conseillère municipale, Marie-Andrée Leclerc, chef de division-ressources humaines, Karine Brousseau, directrice générale adjointe, Sébastien Archambault, négociateur et conseiller en relations de travail de l'UMQ et Marc-Olivier Breault, directeur général. (Photo gracieuseté)
Actualités

Une nouvelle convention collective à Lavaltrie

La Ville de Lavaltrie et le Syndicat des employés de la Municipalité de Lavaltrie – SCFP 4294 ont signé, le 19 février, une nouvelle convention collective.
Mathieu Traversy et Mark Carney devant le restaurant la Buvette du Vieux-Terrebonne. (Photo Facebook Mathieu Traversy)
Actualités
Politique

Le premier ministre du Canada en visite dans le Vieux-Terrebonne

Mark Carney, le premier ministre du Canada, était de passage à Terrebonne ce lundi 17 février.