Le BQ dépose un nouveau projet de loi pour protéger la gestion de l’offre

  • Publié le 17 juin 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Pierre Bellemare

Le Bloc Québécois (BQ) ne lâche pas le morceau. Il revient à la charge pour protéger une fois pour toutes la gestion de l’offre.  Il vient de déposer un nouveau projet de loi en ce sens à la Chambre des Communes.

«Le projet de loi a été rendu nécessaire après une série de brèches contenues dans trois accords commerciaux consécutifs avec l’Europe, avec dix pays de la zone Pacifique et avec les États-Unis et le Mexique», précise Simon-Pierre Savard-Tremblay, porte-parole du BQ en matière de Commerce international.

Engagement

Il met en lumière que ces concessions ont été faites autant sous les libéraux que sous les conservateurs, et ce, même si tous les partis fédéraux se sont engagés unanimement à cinq reprises à protéger intégralement la gestion de l’offre par le biais de motions initiées par le Bloc Québécois.

«Plus de 6000 entreprises agricoles québécoises opèrent selon le modèle de gestion de l’offre. L’agriculture est un secteur économique très important, mais c’est plus que cela. Ça représente un modèle de gestion sain, équitable et qui favorise l’agriculture à échelle humaine», souligne, de son côté, le porte-parole en Agriculture, Agroalimentaire et Gestion de l’offre, Yves Perron (député de Berthier-Maskinongé).

La gestion de l’offre permet notamment de limiter les importations de produits sous gestion de l’offre (produits laitiers, œufs, volaille et dindon) afin que le marché se suffise à lui-même en fonction de la consommation et des coûts de production. «Toutefois, le gouvernement a fini par mettre la gestion de l’offre sur la table, et ce, même s’il s’était engagé plusieurs fois devant le Parlement à protéger intégralement ce système», avise M. Perron.

Porteur du projet de loi déposé le mardi 14 juin, Luc Thériault, député de Montcalm, rappelle que les multiples motions unanimes votées au fil des années à la Chambre de Communes pour la protection intégrale du système de gestion de l’offre n’ont pas été respectées.

«Les parlementaires ne semblent pas se sentir liés par celles-ci, mais nous sommes ici pour leur rappeler qu’il y a moins de deux ans, 250 députés se sont levés pour voter en faveur de C-216, le même projet de loi mort au feuilleton à cause des élections de 2021», déclare M. Thériault.

Il espère que ceux et celles qui ont été réélus seront conséquents et réitéreront leur appui. (PB)

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