Une semaine après le déraillement, les citoyens entre doutes et tracas

Véronique Michaud et Lauralie Côté. Phtoo Médialo - Alex Proteau
Véronique Michaud et Lauralie Côté. Phtoo Médialo – Alex Proteau

La vie continue après le déraillement de train dans le secteur de Le Gardeur à Repentigny le dimanche 5 juillet. Différentes équipes travaillent depuis à ramasser les débris, perturbant toutefois la tranquillité des citoyens. Entre tracas et doute, les citoyens qui ont vécu de près l’incident nous raconte.  

Par Benjamin Brassard, collaboration spéciale

Véronique Michaud et Lauralie Côté

Véronique Michaud et Lauralie Côté. Phtoo Médialo – Alex Proteau

Après cet incident, est-ce que les réglementations devraient changer? 

« Les trains doivent absolument ralentir. Je dirais qu’il ne devrait pas dépasser les 40 km/h ou 50 km/h en zone urbaine parce qu’on a été vraiment chanceux dans notre malchance. Imaginez si les wagons avaient été pleins, on ne sait pas ce qui se serait passé. Je trouve aussi que la réouverture s’est faite très rapidement. J’étais très stressée quand je l’ai vu arriver ce matin, mais il a passé très lentement et ça doit continuer de cette manière pour éviter d’autre accident. »  

Marc Choquette  

Marc Choquette. Photo Médialo – Alex Proteau

Comment avez-vous vécu l’accident? 

« La journée du déraillement, j’étais chez moi. J’ai entendu un gros bruit et ça vibrait dans la maison. Cette journée-là, le train a passé comme une balle. Ce n’était pas la première fois q

u’il passait trop vite. À chaque fois que ça arrivait, tout le monde se disait « un jour, il va se passer quelque chose ».  Dimanche, il s’est passé quelque chose et le train roulait très vite. Il devrait y avoir une règlementation sur la vitesse, surtout en zone urbaine. J’espère vraiment que c’était un événement isolé. Heureusement qu’il n’y a pas eu de blessés ou de morts comme à Lac-Mégantic. » 

Hugo Filiatrault et Meggane Vallée-Ayotte  

Hugo Filiatrault et Meggane Vallée-Ayotte. Photo Médialo – Alex Proteau

Quelles sont les répercussions du déraillement sur vos vies quotidiennes? 

« Nous avons eu un avis d’évacuation quand c’est arrivé dimanche. On s’est pris un petit sac de linge et nous sommes partis rapidement. Le lendemain, on a pu retourner à la maison. Dans la nuit de lundi, ils étaient en train de tout dégager la ferraille. Ça faisait beaucoup de bruit. La nuit, ça vibre encore beaucoup. On espère que les travaux ne durent pas trop longtemps parce que c’est difficile de dormir. On a remarqué que le train roulait vraiment plus vite dans les dernières années. Quand on était plus jeune, je me souviens qu’on pouvait faire allo au train quand il passait. Aujourd’hui c’est impossible à la vitesse à laquelle il passe.

Marc Choquette.   

Hugo Filiatrault et Meggane Vallée-Ayotte. 

 

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