Pourquoi Chloée Deblois a arrêté de boire 

  • Publié le 27 janv. 2026 (Mis à jour le 27 janv. 2026)
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Chloée Deblois, une des ambassadrices du Défi 28 jours sans alcool. Photo gracieuseté
Chloée Deblois, une des ambassadrices du Défi 28 jours sans alcool. Photo gracieuseté

En février, après l’édition de janvier, le Défi 28 jours sans alcool, porté par la Fondation Jean Lapointe, invite, cette année encore, les Québécois à stopper leur consommation d’alcool tout en soutenant une cause noble. Ambassadrice de choc de cette édition 2026, parmi d’autres personnalités, l’humoriste et créatrice de contenu Chloée Deblois se confie sur son rapport à l’alcool et sur les raisons qui l’ont poussée à s’engager. 

En proposant à Chloée Deblois de devenir l’une des ambassadrices de l’édition 2026 du Défi 28 jours sans alcool, la Fondation Jean Lapointe a fait le bon choix. Il faut dire que la créatrice de contenus aux multiples casquettes sait faire rire, mais aussi réfléchir. «C’est la première fois que je suis ambassadrice, mais c’est aussi la première fois que je fais le défi, explique-t-elle. Je vois presque cela comme une mission, car il est important de sensibiliser la population et notamment les plus jeunes aux risques de l’alcool».  

Une ambassadrice qui incarne une réalité très répandue 

«Je pense que l’on m’a aussi approchée pour soutenir cette cause, car je représente un peu la fille dans la trentaine qui a une vie sociale active, qui fait beaucoup la fête.» Un portrait certes proche de la réalité, mais qu’il faut tout de même nuancer tant les habitudes de la jeune femme ont changé depuis quelques mois. «En mars 2026, cela fera un an que j’ai arrêté totalement l’alcool», confie-t-elle non sans fierté.  

Sa prise de conscience : une simple visite chez le médecin. «Il m’a demandé combien de verres d’alcool je buvais par semaine. Et là, sans raison, j’ai comme ressenti le besoin de minimiser un peu la vérité et j’ai menti au médecin». Un peu choquée par ce qu’elle venait de faire, Chloée décide alors de franchir le pas en excluant l’alcool de sa vie. 

«J’étais tannée de perdre des journées à cause de l’alcool» 

Lendemains de veille difficiles, promesse que c’est la dernière fois qu’elle boit autant, sensation désagréable de perdre des journées entières à se remettre d’une simple soirée… C’en est trop pour l’humoriste qui, progressivement, commence à changer de vie. «Quand je travaillais le lendemain, je ne buvais plus, et puis je me suis fait une réflexion : pourquoi je ne me ferais pas ce cadeau aussi pour les journées où je suis en congé?», s’est-elle demandé, en repensant à tous ces dimanches passés à ne pas se sentir bien.  

Dans cette décision, peu courante pour une femme de 31 ans, l’âge a sûrement aussi un rôle. «C’est sûr que durant la trentaine, on prend conscience que la santé, c’est important et parfois fragile. Alors on fait ce qu’on peut pour ne pas trop l’abîmer.»

Presque un an après avoir mis l’alcool de côté, rien de plus normal donc que de s’engager dans le Défi 28 jours sans alcool afin de convaincre d’autres personnes de suivre son chemin.  

Le défi : un exercice révélateur 

Si son choix fut radical, Chloée Deblois n’est pourtant pas adepte d’une croisade anti-alcool. Au contraire, elle prône le droit à l’essai et le Défi 28 jours sans alcool est une bonne manière, selon elle, de se tenter à l’exercice.  

 «On ne veut pas rendre la boisson taboue. On ne chicane pas les gens qui boivent de l’alcool, mais on veut les aider soit à boire moins soit, si c’est leur choix, à tout arrêter», explique-t-elle. «Pour le grand public, ce défi peut servir d’outil de réflexion, car tenter l’expérience, c’est aussi voir quel est notre rapport avec l’alcool». Alors que l’on tient deux jours ou un mois, pour Chloée, l’important, c’est de participer. Et si le défi mène ensuite à une consommation plus modérée, elle y voit une victoire évidente.  

Au-delà de la pression sociale 

Mais, quelle que soit la raison, arrêter de boire n’est pas toujours accueilli avec simplicité. Chloée Deblois avoue elle-même avoir craint la réaction de son entourage. «J’avais vraiment peur de la réaction des gens autour de moi quand j’allais leur annoncer que j’avais arrêté, continue-t-elle. Dans la tête des gens, ce n’est pas possible d’arrêter de boire simplement pour améliorer sa santé et son mode de vie. “C’est sûr qu’il y a un problème.”» Un constat qu’elle estime être même plus profond : «Peut-être que ça les amène aussi à se questionner sur leur consommation…» 

Pourtant la jeune femme a de quoi être rassurée : elle n’est pas la seule à prendre ce type de décision de nos jours. «Je viens de vivre mon premier temps des Fêtes sans alcool et j’avais quelques appréhensions. À ma grande surprise, je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule à ne pas boire pendant mes partys de Noël.»  

Des bénéfices visibles 

Après quasiment un an sans avoir touché une goutte d’alcool, l’ambassadrice est fière de partager son expérience et surtout d’évoquer tous les impacts positifs d’une telle décision dans sa vie. «J’ai gagné de l’énergie et je l’ai vu vraiment rapidement. De plus, quand je regarde des photos de moi, il y a un an, je vois un vrai changement sur mon visage. C’est comme si j’étais moins fatiguée.» 

Forte d’une nouvelle vie sans alcool, Chloée Deblois est prête à entamer une seconde année de sobriété et, surtout, à continuer de porter ce message auprès d’un public qui, elle est sûre, saura entendre le message.  

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