Les grands chantiers de la MRC de D’Autray

  • Publié le 9 juill. 2026 (Mis à jour le 10 juill. 2026)
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Modélisation représentant la modernisation de l'aréna Joannie Rochette. (Photo gracieuseté)
Modélisation représentant la modernisation de l’aréna Joannie Rochette. (Photo gracieuseté)

Voici un survol de quelques projets majeurs qui sont en cours dans la MRC de D’Autray.

Aréna Joannie Rochette

Alors que des travaux d’envergure sont nécessaires à l’aréna Joannie Rochette, huit villes et municipalités de la MRC, dont les citoyens utilisent l’infrastructure, se sont regroupées en un comité. Certaines actions, telles que des ententes entre communautés, le partage de responsabilités et la création d’une régie intermunicipale, sont examinées afin d’assurer la pérennité de l’installation. La démarche a été entamée après que Berthierville ait manifesté son intention de mettre l’aréna en vente, incapable de payer à elle seule le déficit de 1,5 M$ accumulé depuis cinq ans et les travaux nécessaires à la modernisation du bâtiment. À la suite des discussions avec ses voisines, la Ville a envoyé une demande de subvention auprès du gouvernement pour financer en partie le projet de rénovation de l’aréna imaginé par le comité. Les discussions entre municipalités continuent toutefois afin de déterminer les modalités de gestion de l’édifice.

Domaine Turnbull

Construction Domaine Turnbull (Photo Médialo – Jason Joly)

À Lavaltrie, près des rives du fleuve Saint-Laurent, un quartier complet est en train de prendre forme. Comprenant une trentaine de maisons de ville, ainsi que deux immeubles d’une soixantaine d’unités de logement chacun, le Domaine Turnbull, conçu par l’entreprise Novax, est un projet gigantesque qui promet une foule de services à ses résidents. Piscine extérieure, spa quatre saisons, jeux d’eau, parcs pour enfants, sauna, bain froid et plusieurs terrains multisports sont à être aménagés dans ce domaine privé. Quelques commodités et édifices sont encore en construction, comme le second bâtiment d’appartements, Le Riva Est, qui devrait accueillir ses occupants pour juillet 2027.

Relocalisation Groupe En Toute Amitié

Constatant que ses locaux sont devenus trop petits pour répondre adéquatement aux demandes croissantes de la population en situation de précarité qu’elle dessert, le Groupe d’Entraide en Toute Amitié travaille depuis plusieurs années à sa relocalisation. L’organisme prévoit la construction, sur le terrain du parc Vaudreuil à Berthierville, d’un nouveau bâtiment capable d’accueillir ses nombreux services comme son comptoir de meubles, la Friperie l’Habille-Tout et son volet de dépannage alimentaire. Présentant un investissement total de 2,7 M$, l’organisation fait appel à la générosité de partenaires et de la population via des événements-bénéfice pour financer ce projet, approchant tranquillement de son objectif.

Travaux routiers dans D’Autray

Le pont d’étagement de la 31 au-dessus de l’autoroute 40 sera refait. (Photo Médialo – Jason Joly)

Au cours des années 2026 à 2028, le ministère des Transports et de la Mobilité durable investira une somme de 272 M$ au sein du réseau routier de Lanaudière. Plusieurs des travaux sont prévus sur des artères de la MRC de D’Autray. La reconstruction du pont d’étagement sur la 31, au-dessus de l’autoroute 40, à Lavaltrie, fait partie des chantiers importants à venir. Parmi les autres qui se dérouleront sur le territoire, mentionnons la réfection du pont sur la montée des Laurentides, au-dessus de la décharge du lac Dupras, à Saint-Barthélemy, ainsi que la réfection du pont sur le chemin du Lac-Hénault Sud, au-dessus de la crique Martial, à Mandeville.

Projets d’Hydro-Québec

Une trentaine de citoyens se sont mobilisés lors de la rencontre d’Hydro-Québec à Rawdon. (Photo gracieuseté – Marc-André Toupin)

Plusieurs milieux de la MRC de D’Autray sont mobilisés en raison des nombreux chantiers planifiés par Hydro-Québec sur le territoire. La société d’État est à la recherche du meilleur emplacement pour la construction d’un poste dans le cadre du projet de l’Axe Vallée-du-Saint-Laurent. Un site analysé à Saint-Cuthbert a été abandonné par Hydro-Québec, un autre localisé à Saint-Norbert a été relayé au second plan. Finalement, une nouvelle zone d’étude pour la construction du poste a été ajoutée à Saint-Gabriel-de-Brandon. D’ailleurs, une coalition de citoyens et d’élus a assuré une présence au récent événement « portes ouvertes » d’Hydro-Québec à Rawdon. Elle a saisi l’occasion pour sensibiliser les personnes présentes aux enjeux importants du projet dans la municipalité.

La MRC de D’Autray est composée des trois villes et des douze municipalités suivantes :

Berthierville

Lavaltrie

Ville de Saint-Gabriel

Saint-Ignace-de-Loyola

Saint-Didace

La Visitation-de-L’Île-Dupas

Saint-Cuthbert

Saint-Barthélemy

Mandeville

Lanoraie

Saint-Gabriel-de-Brandon

Saint-Norbert

Sainte-Geneviève-de-Berthier

Saint-Cléophas-de-Brandon

Sainte-Élisabeth

 

Population totale : Selon des données datées de 2025, la population totale de la MRC de D’Autray s’élevait à 47 621 habitants, ce qui représente un peu plus de 8 % de la population de Lanaudière.

Préfecture : Christian Goulet

La MRC de D’Autray couvre une superficie de plus de 1 200 kilomètres carrés.

Les histoires cachées derrière les noms des rues de Lanaudière

Par Émile Beauséjour

La MRC de D’Autray se distingue par un territoire où cohabitent fleuve, îles, villages agricoles et centres urbains. Cette diversité se reflète directement dans les noms de rues et de rangs, qui racontent à leur façon l’histoire du territoire. Entre références religieuses, descriptions du paysage et appellations plus récentes, la toponymie locale devient un véritable miroir de l’évolution de la région. 

Le rang de l’Île-Dupas 

À première vue, le nom du rang de l’Île-Dupas, situé à La Visitation-de-l’Île-Dupas, peut sembler intrigant. Pourtant, son origine est bien plus historique qu’insolite. La Commission de toponymie du Québec indique que cette voie porte ce nom tout simplement parce qu’elle traverse l’île Dupas. 

L’histoire remonte au 17e siècle lorsque l’île a été nommée en l’honneur de Pierre Dupas de Brachay, un officier du régiment de Carignan-Salières arrivé en Nouvelle-France en 1665. En 1672, l’intendant Jean Talon lui concède la seigneurie de l’île, qui prendra ensuite son nom. Plus de 350 ans plus tard, cette appellation est toujours bien vivante, tant pour l’île que pour le rang qui la traverse. L’île Dupas est la plus étendue des îles de Sorel et elle fait partie de l’archipel du lac Saint-Pierre. 

Le rang Sainte-Philomène 

Dans la municipalité de Saint-Cuthbert, le rang Sainte-Philomène s’étire dans un paysage typique de Lanaudière, entre terres agricoles et boisés. 

Derrière ce nom, on retrouve une référence bien ancrée dans l’histoire religieuse du Québec. Sainte Philomène est une figure chrétienne associée à une jeune martyre vénérée au 19e siècle. Son culte s’est répandu dans plusieurs communautés catholiques, au point d’influencer le nom de nombreuses paroisses et voies de communication dans ce coin de pays. 

Ici, le toponyme ne décrit pas le territoire lui-même, mais reflète plutôt l’époque où l’organisation des rangs et des chemins ruraux suivait souvent la structure paroissiale, montrant toute la puissance qu’avait l’église au Québec.  

Chemin de la Traverse 

Dans la municipalité de Saint-Ignace-de-Loyola, le chemin de la Traverse longe un territoire fortement marqué par la proximité du fleuve Saint-Laurent et les déplacements entre îles et rive sud du lac Saint-Pierre. 

Le mot “traverse” n’est pas choisi au hasard. Au Québec, il désigne souvent un lieu ou un chemin lié au passage d’un point à un autre, particulièrement lorsqu’il s’agit de traversiers ou de liens entre des zones séparées par l’eau. Dans le cas de Saint-Ignace-de-Loyola, le toponyme évoque directement cette réalité de passage et de connexion entre les rives. 

Ce type de nom est typique des secteurs riverains d’Autray : il ne cherche pas à être imagé ou symbolique, mais plutôt à décrire une fonction essentielle du territoire. Ici, le paysage et le nom de la route racontent la même histoire, soit celle d’un lieu tourné vers le fleuve et ses traversées. 

La rue des Jardins-de-l’Aurore 

Dirigeons-nous maintenant du côté de Lavaltrie pour y voir une rue qui porte un nom qui s’inscrit dans la tendance des quartiers résidentiels aux toponymes poétiques. La rue des Jardins-de-l’Aurore. 

Contrairement aux rangs anciens ou aux chemins agricoles de la région, ce type de nom ne vient pas d’une division de terres ou d’une figure historique précise. Il relève plutôt d’un choix thématique moderne, souvent utilisé dans les développements résidentiels pour créer une identité de quartier. Ici, l’image évoquée est celle d’un lieu paisible et lumineux où il fait bon vivre.  

On est donc loin d’un repère historique. “Jardins-de-l’Aurore” fait partie de ces noms plus récents où la toponymie cherche à évoquer une ambiance plutôt qu’à décrire le territoire. 

La rue Sagala 

Pour terminer, allons vers Berthierville où la rue Sagala porte un nom qui sort un peu des repères habituels du territoire lanaudois. Contrairement aux rangs agricoles ou aux références religieuses fréquentes dans la région, celui-ci a une origine plus difficile à rattacher à un thème de la MRC évident. 

D’après les registres de la Commission de toponymie du Québec, le nom “Sagala” est associé à une désignation locale officielle à Berthierville, sans explication détaillée clairement établie sur son origine historique dans les sources disponibles. Ce type de situation n’est pas rare : plusieurs rues québécoises ont été nommées à partir de noms de familles, d’anciens propriétaires ou de choix administratifs dont la trace s’est perdue avec le temps. 

Ce qui rend ce nom intéressant, c’est justement son aspect particulier. Là où plusieurs rues dans D’Autray racontent une histoire, Sagala ne dit pas grand-chose, mais reste un nom plutôt intéressant. 

Au final, les noms de rues de la MRC de D’Autray montrent surtout une grande variété d’origines et d’époques. Certains viennent de références anciennes liées à l’organisation du territoire, d’autres de choix plus récents associés à des développements résidentiels. Ensemble, ils reflètent simplement les différentes façons dont le réseau routier s’est construit et comment celui-ci illustre l’identité québécoise à travers ces toponymes parfois intrigants dans la région. 

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