Revenir à la catégorie

André Villeneuve ne veut pas rester les bras croisés

  • Publié le 21 août 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 3 minutes
Gabriel Ferland

Plusieurs villes et municipalités de Lanaudière ont enregistré des records de pluie le 9 août dernier. C’est dans ce contexte que, le jeudi 15 août en avant-midi, le conseil municipal de Lanoraie a tenu une séance extraordinaire visant à adopter un budget pour la gestion des déchets générés par les inondations. L’Action D’Autray en a profité pour aller rencontrer le maire André Villeneuve et faire le point sur la situation dans sa communauté.

À peine quelques minutes après avoir adopté un budget spécial de 65 000 $, le maire de Lanoraie était déjà sur le terrain pour aider à ramasser les nombreux débris causés par les dommages de l’inondation. « Selon nos estimations, près de 200 résidences, sur un total de 2100, ont été touchées par les inondations sur le territoire de Lanoraie », affirme M. Villeneuve. D’ailleurs, selon les données d’Hydro Météo, c’est à Lanoraie qu’il y aurait eu la plus forte accumulation dans la région avec un total de 221mm de pluie tombés du 9 au 10 août. 

Le maire de la municipalité n’avait visiblement pas l’intention de rester passif et d’attendre que l’aide vienne par elle-même. Entre les incohérences dans les discours des assureurs et l’incertitude de l’aide gouvernementale, Lanoraie a décidé de prendre les devants pour soutenir ses citoyens qui doivent déjà jongler avec les dégâts matériels, les réclamations et les lourdeurs administratives. « Les personnes les mieux placées pour venir en appui aux citoyens, ce sont les municipalités, les élus municipaux et les employés qui travaillent pour la municipalité. » 

Casse-tête pour les citoyens

M. Villeneuve est sans équivoque, « nous ne laisserons pas nos gens dans la misère ». Selon lui, ce genre de crise nécessite de la souplesse et des ajustements de la part de tout le monde, incluant les gouvernements et les compagnies d’assurance. La veille, alors qu’il était chez une citoyenne de la municipalité pour ramasser les déchets sur son terrain, celle-ci était au téléphone avec son assureur qui lui disait de ne surtout pas toucher aux débris tant que l’évaluateur n’était pas passé. 

Visiblement sidéré par les instructions données par l’assureur de la citoyenne, André Villeneuve a demandé à parler avec la représentante au téléphone. À ce moment, il lui aurait dit : « nous, on ramasse. C'est sur le bord du chemin. Il va mouiller. Vous imaginez le bordel que ça va faire ? ». Il se serait ensuite adressé directement au dirigeant de la compagnie en question qui lui aurait confirmé que le ramassage pouvait continuer. 

Toutefois, pour s’assurer qu’il n’y ait aucun problème lors des réclamations, l’opération de nettoyage ne doit pas se faire n’importe comment. « Je prends systématiquement des photos de tous les endroits où l’on ramasse des déchets », affirme M. Villeneuve. Les citoyens devaient d’abord s’inscrire auprès de la municipalité, ou signer un document lors du passage de l’équipe de nettoyage, pour s’assurer que tout est documenté et conforme. 

Pour ce qui est de l’aide du gouvernement provincial, selon nos informations, la municipalité a fait une demande au ministère de la Sécurité publique le 15 août dernier pour bénéficier du Programme général d’assistance financière lors de sinistre (PGAF). Elle sera donc ajoutée sous peu à la liste des municipalités couvertes par l’arrêté de mise en œuvre du PGAF en lien avec le passage de la tempête post-tropicale Debby lors d’un élargissement de ce dernier. 

Un exemple de solidarité 

Évidemment, le maire de la petite municipalité n’était pas seul pour faire le ramassage des débris. En plus des employés municipaux, c’est également toute la communauté qui s’est mobilisée pour venir en aide aux résidents les plus touchés. 

« Je tiens à remercier les voisins qui n'ont pas été inondés et qui sont venus aider les gens qui étaient dans le trouble. Les voisins, les bénévoles, les pompiers qui, depuis le vendredi 9 août, ont répondu présents et n’ont pas hésité à venir soutenir les gens. Sans oublier les employés de la municipalité. Bref, tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à ce que nous puissions mettre ça le plus rapidement possible derrière nous. » 

Articles les plus consultés

(Photo Médialo – Jason Joly)
Actualités

Les activités citoyennes reprendront dans les gymnases de Pierre-de-Lestage

Le conseil de Berthierville est revenu sur sa décision et reprendra la gestion de la location des gymnases de Pierre-de-Lestage.
Le changement d'heure... un casse-tête à chaque automne. Photo Adobe Stock
Dossiers

Changement d’heure 2026 : tout ce qu’il faut savoir avant de régler votre montre

Quand aura lieu le changement d’heure au Québec en 2026? Date, exceptions et conseils : voici l’essentiel à retenir.
Le maire de Saint-Damien, Pierre Charbonneau, Nadia Perreault et son conjoint, Yvon Charron, ainsi que Kathleen Chagnon, conseillère en développement touristique et culturel à la MRC de Matawinie, ont célébré la première pelletée de terre sur le site du Domaine de Gaïa. (Photo gracieuseté)
Actualités

Un royaume enchanté se matérialise au cœur de Saint-Damien

Le site touristique du Domaine de Gaïa offrira notamment de l'hébergement dans des habitations insolites comme des maisons de hobbit.